Kinshasa, 24 juillet 2026 (ACP).– L’engagement communautaire a été identifié comme l’un des principaux défis à relever dans la riposte contre la maladie à virus Ebola (MVE) en République démocratique du Congo (RDC), par le représentant pays de l’organisation internationale Médecins Sans Frontières (MSF), lors d’un café de presse organisé vendredi à Kinshasa.
« Nous sommes encore loin de contrôler l’épidémie. L’un des principaux défis reste l’engagement communautaire. Nous observons encore beaucoup de résistance au sein des communautés, alors qu’elles sont des acteurs essentiels de la riposte. Nous poursuivons notre travail avec les autorités et les partenaires , afin de renforcer cette mobilisation et parvenir à juguler l’épidémie », a déclaré Ewald Stals.
D’après lui, la situation liée à Ebola est inquiétante. La crise continue de s’aggraver et de toucher de nombreuses personnes en raison du conflit dans l’Est, des restrictions aux frontières et des règles de suivi sanitaire.
« Plus de 2 500 cas confirmés ont déjà été recensés, avec plus de 1 200 décès et environ 500 personnes guéries », a-t-il ajouté.
Sur le terrain, a-t-il précisé, les équipes de MSF appuient le ministère de la Santé, notamment dans la prise en charge des patients, la prévention et le contrôle des infections, la surveillance épidémiologique ainsi que l’engagement communautaire.
Depuis la déclaration de cette maladie en RDC le 15 mai dernier, cinq provinces sont déjà touchées : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, la Tshopo et le Haut-Uélé.
Le bilan provisoire pour ces cinq provinces fait état de 2 536 cas confirmés, 1 033 décès, 738 patients en isolement (hospitalisés), 506 guéris, 47 zones de santé touchées, un taux de létalité de 40,7 % et un taux de suivi des contacts de 77,2 %.
Cette activité, axée sur la présentation du rapport annuel 2025 de MSF, a été co-animée par Jimmy Matumona et Maxime Tsongo, respectivement chef de programme adjoint et responsable médical adjoint de MSF/RDC.
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