Kinshasa, 25 juin 2026(ACP).- L’obligation d’observer une période de 21 jours avant tout déplacement pour les personnes en provenance des zones touchées par Ebola a été annoncée, jeudi, par le Gouvernement de la République démocratique du Congo, après la confirmation en France d’un cas d’infection chez un médecin revenu de l’Ituri, selon un communiqué officiel consulté par l’ACP.
Le Gouvernement congolais a précisé que le cas confirmé par les autorités sanitaires françaises concerne un médecin-réanimateur déployé par l’organisation humanitaire ALIMA dans le cadre de la riposte contre Ebola.
Selon le communiqué, le praticien a exercé du 22 mai au 19 juin 2026 au Centre de traitement d’Ebola du Centre médical évangélique de Rwampara, dans la province de l’Ituri, avant de quitter Bunia pour Kinshasa, où il a séjourné jusqu’au 22 juin, puis de rejoindre la France le lendemain.
Les autorités congolaises indiquent que, d’après les informations transmises par son organisation, l’intéressé « ne présentait aucun signe clinique évocateur de la maladie à virus Ebola » ni lors de son départ de Bunia ni pendant son passage à Kinshasa. Le Gouvernement rappelle toutefois qu’en raison de ses fonctions au sein du dispositif de prise en charge, ce professionnel de santé était considéré comme exposé à un risque potentiel d’infection.
Le communiqué précise que le médecin, conscient d’avoir séjourné dans l’épicentre de l’épidémie, s’est présenté volontairement dans un établissement de santé dès son arrivée en France, où des analyses de laboratoire ont confirmé une infection par le virus Ebola de type Bundibugyo.
Le Gouvernement indique avoir officiellement saisi les autorités françaises afin d’assurer « le partage des données permettant le traçage et le suivi des contacts éventuellement exposés sur le territoire congolais, ainsi que la coordination du suivi en France », conformément au Règlement sanitaire international.
Il rappelle également qu’une personne infectée par Ebola « ne devient contagieuse qu’au moment de l’apparition des symptômes » et que « la transmission de la maladie ne se fait que par contact direct ».
Afin de prévenir toute propagation, le Gouvernement annonce que toute personne revenant d’une zone affectée devra désormais respecter une période d’observation de 21 jours avant d’effectuer un autre déplacement, qu’il soit national ou international.
Parallèlement, les dispositifs de surveillance épidémiologique restent pleinement opérationnels aux principaux points d’entrée et de sortie du territoire, notamment aux aéroports de Bunia et de Kinshasa. Selon le communiqué, ces mécanismes couvrent l’ensemble de la chaîne de gestion des alertes, depuis la détection des cas suspects jusqu’à leur isolement, la confirmation biologique, l’identification et le suivi des contacts pendant vingt-et-un jours. ACP/PM

