Kinshasa, 21 octobre 2026 (ACP).-Plus de trois millions de dépistages d’entrée et de sortie en République démocratique du Congo dans les zones touchées par le virus Ebola ont été appuyés, a évoqué l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans son rapport de mi-octobre 2026, consulté mercredi à l’ACP.
«Appui à la surveillance sanitaire dans 126 points d’entrée (PoE) et points de contrôle (PoC) : plus de 3,02 millions de dépistages d’entrée et de sortie, ayant permis de générer 28 alertes (dont 10 concernant des personnes décédées), dont 27 vérifiées et référées pour investigation, portant le cumul à 813 alertes. Détection à Kasindi (frontière RDC–Ouganda) d’un cas confirmé chez un chauffeur de camion, illustrant le rôle de la surveillance aux points d’entrée dans la détection précoce», a-t-on lu.
«Après la confirmation du cas importé au Kenya, investigation conjointe dans le Bas-Uélé ayant identifié 50 contacts à Bondo, dont 12 co-voyageurs, plus de 2,72 millions de personnes atteintes à travers les activités de communication sur les risques et engagement communautaire (RCCE), notamment par des visites de ménages dans les sites de déplacés en Ituri pour répondre aux rumeurs, un taux de refus de dépistage de 10 %, principalement chez les motocyclistes, a conduit à renforcer la sensibilisation auprès de ce groupe», a ajouté la source.
L’OIM a également évoqué la livraison d’équipements et de consommables dans 4 PoC nouvellement activés à Biakato, poursuite de la construction de 87 blocs de latrines dans sept sites de déplacés en Ituri, acquisition de 313 stations de lavage des mains et distribution de savon à 388 ménages à CECA20 (zone de santé de Nizi), le renforcement de la coordination transfrontalière : engagement avec l’Ouganda sur le référencement des cas suspects, les tests post-mortem et les enterrements dignes et sécurisés; mission conjointe OIM–OCHA sur le corridor Dungu–Faradje–Aba; préparation d’une réunion transfrontalière RDC–Soudan du Sud et premiers échanges avec la République centrafricaine.
Lacunes prioritaires nécessitant une attention immédiate
L’OIM a aussi évoqué les lacunes prioritaires nécessitant une attention particulière à savoir : le renforcement du référencement et de la capacité de traitement des cas suspects (capacités limitées, refus de référencement, taux d’occupation élevé des centres), le renforcement de la surveillance et de la préparation le long des corridors de mobilité régionaux, notamment face aux mouvements de corps sans notification préalable et aux déplacements hors des mécanismes de surveillance établis.
Il s’agit également du renforcement de l’engagement communautaire et de l’acceptation des mesures de riposte, face à la résistance communautaire et à la désinformation, renseigne le document.
ACP/Nga

