Ebola : le Plan de préparation et de réponse « Une Santé » présenté à Kinshasa

Kinshasa, 4 septembre 2026 (ACP).- Le Plan de préparation et de réponse « Une Santé » à la 17ème épidémie d’Ebola, dans sa deuxième version, a été présenté vendredi à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), par le ministre de la Santé, au cours d’une réunion organisée au siège de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

« Je voudrais donc remercier tout le monde et déclarer qu’à partir de maintenant, nous nous engageons tous. Le plan a été présenté au Conseil des ministres vendredi passé et il a été adopté par le Conseil des ministres. Je pense que les partenaires, nous étions tous ensemble mercredi, nous avons validé le plan et nous voulions le présenter aujourd’hui pour que tout le monde s’engage, qu’il n’y ait pas de plusieurs vitesses », a déclaré Dr Roger Kamba.

Le ministre a invité les différents partenaires à faire part de toute observation ou proposition susceptible d’améliorer le document. « Si quelqu’un estime que, dans ce plan, il y a des choses à corriger, qu’il nous le dise », a-t-il indiqué, soulignant que la mise en œuvre du plan se fera de manière collective sur le terrain.

« Parce que, de toutes les façons, nous le mettons en place ensemble au niveau du terrain. Et donc, c’est maintenant ce nouveau plan que nous allons suivre pour les six prochains mois, en espérant que, dans les six mois, nous aurons maîtrisé cette épidémie », a-t-il ajouté.

Selon le ministre de la Santé, la réponse contre la maladie à virus Ebola avait initialement été conçue sur la base d’un plan de trois mois. Toutefois, la première phase de la riposte a montré que l’épidémie pouvait durer plus longtemps, rendant nécessaire la révision du dispositif en intégrant les leçons apprises.

« Le nouveau plan va plus loin, puisqu’il intègre notamment trois éléments essentiels », a-t-il expliqué.

« Le premier concerne la décentralisation maximale de la riposte à travers +l’approche village+. Cette stratégie vise à rapprocher davantage la réponse des communautés, en responsabilisant les acteurs locaux au niveau le plus bas possible.Le deuxième élément porte sur la continuité des soins. Le virus, il est dans la communauté. Donc, tous les soins doivent pouvoir continuer », a expliqué le ministre, insistant sur la nécessité de maintenir les services de santé pendant la riposte.

Il a indiqué que le troisième élément concerne la prise en compte de différents corridors de circulation, notamment les corridors fluviaux, aériens et terrestres, afin de permettre un contrôle plus rapide de la circulation du virus.

 » Ce plan est, en plus de ça, adossé à la réponse humanitaire, et donc il amplifie la riposte, notamment à cause des endroits où il y a des personnes déplacées », a indiqué M. Kamba.

Sur le plan financier, le dispositif prévoit deux principaux volets. Le budget consacré à la réponse sanitaire est estimé à environ 850 millions de dollars, tandis que le volet humanitaire représente près de 400 millions de dollars, soit un financement global d’environ 1,2 milliard de dollars.

Interrogé sur le contenu de l’« approche village », le ministre a précisé que celle-ci concerne aussi bien les villages en milieu rural que les quartiers dans les zones urbaines.

Ils auront notamment pour rôle de signaler les cas de maladie au sein de leur communauté, de contribuer à la sensibilisation des familles et d’encourager les personnes concernées à recourir aux services disponibles, notamment à la vaccination lorsqu’elle est indiquée ou au suivi des contacts.

« Nous voulons vraiment responsabiliser au plus bas possible de la communauté », a conclu le ministre, mettant en avant le rôle central des communautés dans le contrôle de l’épidémie.

ACP/M/B

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