Kinshasa, 3 juin 2026 (ACP).- La maladie à virus Ebola a été qualifiée, d’une zoonose, qui peut se propager à l’homme par n’importe quel point de contact avec des animaux domestiques infectés, lors d’un entretien avec un vétérinaire, mercredi à Kinshasa en République démocratique du Congo.
«La maladie à virus Ebola est une zoonose, qui est une maladie qui implique les animaux et les humains dans son cycle de transmission et plusieurs espèces animales peuvent être infectée par le virus ebola, tout en étant porteur sans même en développer les symptômes. C’est une zoonose, qui peut se propager à l’homme par n’importe quel point de contact avec des animaux domestiques infectés», a déclaré le Docteur Patrick Mpoyo, médecin vétérinaire.
«Les chauves souris frugivores considérées comme les principaux réservoirs naturels probables du virus, peuvent entrer en contact avec certains primates non humains ( gorilles, chimpanzés,singes), les antilopes et certains petites mammifères sauvages. Cette transmission d’un animal sauvage à un domestique implique généralement des agents pathogènes circulant par contact direct. Les animaux domestiques peuvent être mordus, griffés ou en contact avec la salive, ou l’urine sur les fruits, la nourriture et le sang d’animaux sauvages. Il y’a également le partage d’un d’environnement, les points d’eau ou encore à travers des vecteurs intermédiaires comme les insectes (puces, tiques) qui piquent un animal sauvage infecté puis un animal domestique, transmettant ainsi des parasites ou virus.», a-t-il ajouté.
Le vétérinaire a fait savoir que les porcs peuvent également être infectés par certaines types de virus Ebola, les chiens par contre peuvent développer des anticorps après exposition au virus même s’ils ne présentent généralement pas des signes cliniques.
Selon le Dr. Mpoyo, il y’a aussi d’autres facteurs, lors de la prédation ou du charognage d’animaux morts, par contact avec des fluides biologiques( sang,secretion,tissus d’animaux domestiques ou les humains.
Les animaux peuvent attraper le virus dans les zones à risque qui comprennent les forêts tropicales, les zones de chasse, les marchés de viande de brousse, les villages situés à proximité des lieux où vivent des chauve-souris ainsi que les zones ou des mortalités inhabituelles d’animaux sauvages sauvages sont observées.
En ce qui concerne la RDC, les provinces forestières telles que l’ituri,Equateur,Tshopo et Nord kivu présentent des interfaces importantes entre l’homme,les animaux et l’environnement.
Des orientations pour les animaux domestiques
Par ailleurs, le vétérinaire a donné quelques orientations pour les animaux domestiques pour les chiens,chats,porcs, chèvres et volailles, notamment garder les animaux sous surveillance,
Éviter leur divagation dans les zones forestières, empêcher le contact avec des animaux sauvages malades ou morts, signaler immédiatement toute mortalité inhabituelles aux services vétérinaires,
limiter l’accès des animaux aux déchets biologiques, renforcer l’hygiène des enclos et des habitations, éviter de manipuler sans protection un animal trouvé mort, ne pas leur donner à manger des carcasses d’animaux d’origine inconnue, éviter de consommer des animaux retrouvés morts, ainsi que deplacer ou vendre des animaux malades.
Pour lui, les signes qui doivent alerter même si ils ne sont pas toujours specifiques sont là mortalité inhabituelle, fièvre, abattement important, le refus de s’alimenter, la difficultés respiratoires, les
saignements ou écoulements anormaux qui sont plus rares.
Comme conseil du vétérinaire et conduite à tenir, Il a insisté pour que les éleveurs ne puissent pas paniquer, Observer quotidiennement les animaux et signaler rapidement toute mortalité anormale avant de plaider pour une formation des relais communautaire à la notification des alertes,
réaliser des prélèvements sécurisés en cas de suspicion, Utiliser les équipements de protection individuelle (EPI) Collaborer avec les secteurs de la santé humaine et de l’environnement dans l’approche One Health. ACP/

