Une vue des bambous
Mbandaka, 7 mai 2026 (ACP). – La nécessité de valoriser la culture du bambou a été expliquée mercredi, au cours d’un entretien par un écologiste à Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Équateur, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo.
« Le bambou séquestre le carbone, lutte contre l’érosion, empêche l’effondrement des berges et facilite la filtration des eaux grâce à ses racines qui absorbent les polluants et préservent la qualité de l’eau. Il est donc nécessaire de promouvoir la culture du bambou pour la préservation de notre cadre de vie », a déclaré l’écologiste Gabriel Efomela.
Il a indiqué que, face aux défis du changement climatique, cette plante offre des avantages écologiques concrets, soulignant que le bambou réduit la pression sur les forêts en produisant du charbon écologique.
« Nous pouvons également planter des bambous autour de la ville, car nous disposons de suffisamment d’espace », a-t-il renchéri.
M. Efomela plaidé auprès des autorités pour l’initiation de projets de bambouseraies à Mbandaka. « Nous plaidons auprès des autorités provinciales pour initier des projets de bambouseraies. Au-delà de son rôle écologique, le bambou permet de produire des cure-dents, des meubles, des ustensiles et d’autres objets, en remplacement du bois d’œuvre. Cela peut constituer une source de revenus pour la population ».
Un bambou est vendu à 1 000 FC. Le prix varie selon la qualité. À Mbandaka, il est principalement utilisé pour ériger des clôtures d’habitations.
ACP /C.L.

