Mbandaka, 17 juin 2026 (ACP).– La lutte contre l’insécurité alimentaire à travers le petit élevage et la pisciculture a été identifiée comme un atout pour améliorer les conditions de vie des habitants du territoire d’Ingende, dans la province de l’Équateur, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, a constaté l’ACP.
« Dans le cadre des activités du Programme intégré de réduction de la déforestation et de la désertification (PIREDD/Équateur), l’objectif principal était d’accompagner les communautés locales de Bokatola dans l’aménagement des étangs piscicoles et le développement du petit élevage, en vue de réduire leur dépendance à la forêt à travers des activités socio-économiques, afin de lutter contre l’insécurité alimentaire et de promouvoir le bien-être social des ménages bénéficiaires », a déclaré le chef de bureau chargé de l’administration et des finances à la Division provinciale de la Pêche et de l’élevage de l’Équateur, M. Danny Kanganu Nuhali.

« Plusieurs actions ont été menées afin d’améliorer les conditions de vie des communautés locales de Bokatola et de réduire leur dépendance à la forêt. Les dix villages ciblés ont bénéficié de caprins, de porcins et d’ovins. En ce qui concerne la pisciculture, vingt (20) étangs piscicoles ont également été aménagés par la communauté et empoissonnés avec des tilapias à croissance rapide », a-t-il souligné.
Poursuivant son intervention, il a indiqué que le PIREDD Équateur, en collaboration avec la Division provinciale de la pêche et de l’élevage (DPPEL/Équateur) et avec l’appui de la FAO, poursuit la promotion de la pisciculture et du petit élevage afin d’améliorer la sécurité alimentaire et les revenus des communautés rurales du territoire d’Ingende.
« Le projet a permis l’aménagement de 20 étangs piscicoles dans 10 villages, dont 15 sont déjà ensemencés en alevins de tilapia. Les bénéficiaires ont également reçu des aliments pour poissons ainsi qu’un accompagnement technique pour la gestion des étangs. En complément, 40 géniteurs de porcs et de chèvres ont été remis à 10 organisations paysannes afin de développer le petit élevage et de renforcer les sources de revenus des ménages », a-t-il poursuivi.
Selon lui, ces réalisations contribuent à accroître la disponibilité en protéines animales, à lutter contre l’insécurité alimentaire et à créer de nouvelles opportunités économiques dans les villages bénéficiaires.
« Les communautés ont salué cette initiative et se sont engagées à assurer la pérennité des activités mises en place. À travers ces actions, le PIREDD Équateur confirme son engagement en faveur du développement durable et de l’amélioration des conditions de vie des populations rurales de la province de l’Équateur », a-t-il ajouté.
M. Danny Kanganu Nuhali a précisé que les résultats obtenus à l’issue de ce projet se présentent comme suit : 20 étangs piscicoles aménagés et empoissonnés ; 200 ménages bénéficiaires directs ; 10 hectares de champs emblavés, à raison d’un hectare par village, destinés à la production d’aliments pour poissons et pour le bétail ; ainsi que 40 géniteurs de porcs et de chèvres remis à 10 organisations paysannes pour développer le petit élevage et renforcer les revenus des ménages.
De son côté, le chef du secteur de Bokatola, Parisien Ibenge Lina, a invité la population bénéficiaire à suivre attentivement la formation afin que chaque village puisse disposer, à terme, d’un étang piscicole et assurer sa prise en charge autonome.
Il convient de noter que ce projet a été financé par le Programme intégré de réduction de la déforestation et de la désertification (PIREDD), exécuté par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et mis en œuvre par la Division provinciale de la pêche et de l’élevage de l’Équateur. ACP/JNgoy/B

