Équateur : un projet agro-écologique aboutit à la création d’une banque communautaire des semences

Kinshasa, 17 décembre 2025 (ACP).- Un projet Agroécologique réalisé en Équateur, dans l’Ouest de la République démocratique du Congo (RDC) a abouti à la création d’une banque communautaire des semences, selon les résultats du projet présentés mercredi à Kinshasa (capitale du pays), lors d’un atelier organisé par la Coalition des femmes leaders pour l’environnement et le développement durable (CFLEDD).

« Le projet a abouti à la création d’une banque communautaire de semences. Cette initiative visait à garantir la disponibilité, la diversité et la durabilité des semences locales au sein des communautés de Bolomba », a déclaré l’ingénieur Samuel Abanda, consultant CFLEDD pour la facilitation du projet Agroécologie.

Il a noté que la banque de semences permet de collecter, conserver et stocker les semences issues des champs de démonstration, assurant ainsi leur accessibilité pour les saisons agricoles futures et renforçant l’autonomie semencière des communautés.

« Au cours de la mise en œuvre du projet, plusieurs défis ont été identifiés, notamment dans la zone de Bolomba. Nous avons constaté une irrégularité et une insuffisance des précipitations sur des périodes allant de trois à six mois. En l’absence de pluie, il devenait difficile de mener certaines activités agricoles, en particulier celles nécessitant un suivi visuel régulier des cultures. Cette situation a engendré de nombreuses difficultés », a-t-il dit.

Dans le cadre de ce projet intitulé « Dall·EA Natural» une approche agroécologique qui a permis d’anticiper certaines contraintes avant la période des semis a été adoptée, selon consultant CFLEDD pour la facilitation du projet Agroécologie.

Certaines zones forestières, a-t-il dit, présentaient encore des caractéristiques de forêt primaire. Dans ces conditions, les opérations de défrichement devaient se faire avec une grande prudence afin de respecter strictement les normes écologiques. Pour, l’Ir Abanda, cette exigence n’était pas toujours compatible avec les pratiques habituelles des communautés, mais des solutions d’adaptation ont progressivement été trouvées.
« Une résistance initiale au changement des pratiques agricoles a été observée. Les communautés, habituées à dépendre des cycles pluviométriques traditionnels et des méthodes culturales classiques, étaient réticentes à adopter des nouvelles approches. Cette situation a constitué un frein important au démarrage du projet », a-t-il indiqué.

Selon lui, les limites liées aux ressources financières et à la faible contribution communautaire ont également représenté un défi majeur.

« Les apports attendus de la part des communautés en termes de matériaux, de main-d’œuvre ou d’autres contributions locales sont restés en deçà des prévisions initiales, ce qui a affecté la mise en œuvre de certaines activités », a-t-il renchéri.

Ce projet visait, notamment la restauration des moyens d’existence des populations locales à travers la mise en place des centres de production et le redéveloppement des zones de forte précarité, ainsi que l’adoption de techniques agro-écologiques intégrant les savoirs traditionnels afin de préserver la biodiversité et de garantir la résilience des systèmes de production.

ACP/C.L. 

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