Hôpital militaire de camp Tshatshi : plus de 190.000 patients enregistrés en 35 mois

Kinshasa, 15 mai 2026 (ACP).- Plus de 190.000 patients ont été enregistrés en 35 mois depuis l’inauguration, par le Président Tshisekedi, de l’hôpital militaire de la Garde républicaine du camp colonel Tshatshi, situé dans la commune de Ngaliema, au nord de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

« En 35 mois, depuis l’inauguration au mois d’avril 2023 par le Président Tshisekedi, l’hôpital a enregistré 190.504 malades venus en consultation. Les militaires et leurs dépendants y reçoivent des soins gratuits. À ce jour, plus de 41.518 actes médicaux ont été réalisés en faveur des militaires et de leurs dépendants, résultat de l’attention particulière que le Chef de l’État porte à la santé des militaires », a révélé le docteur Ferdinand Mongane, administrateur gestionnaire central de l’hôpital militaire de la Garde républicaine du camp Tshatshi.

Par ailleurs, l’hôpital militaire du camp Tshatshi a révélé, à cette même occasion, les chiffres de la gratuité des accouchements depuis son instauration par le Président Tshisekedi, en septembre 2023, jusqu’à la fin du premier trimestre 2026.

« L’hôpital participe activement à la mise en œuvre de la Couverture santé universelle et a enregistré un total de 5.846 accouchements en 30 mois de gratuité, de septembre 2023 à fin mars 2026 », a-t-il indiqué.

Ces statistiques ont été présentées en marge de la campagne gratuite de prise en charge des plaies et de cicatrisation en faveur des patients de cet hôpital, réalisée avec l’appui du Comité de coordination des activités médicales et humanitaires (CCAMH), une structure mise en place l’année dernière par le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba.

Cette structure a notamment pour mission d’assurer, dans un cadre humanitaire, la mobilisation des ressources médicales sur le territoire congolais ainsi que la coordination des activités médicales développées par les ressources humaines mobilisées ; d’identifier les besoins en soins médico-chirurgicaux spécialisés sur toute l’étendue de la République ; d’évaluer la faisabilité logistique et clinique des interventions médico-chirurgicales répondant au profil épidémiologique des communautés ciblées ; d’organiser des campagnes de triage et de dépistage de masse adaptées aux spécialités couvertes pendant les missions humanitaires ; de mobiliser des ressources locales et de la diaspora destinées notamment à la réalisation d’interventions chirurgicales adaptées ; et de favoriser un cadre de transfert de connaissances entre les professionnels de santé locaux, urbains et ceux de la diaspora.

Une expertise spécialisée et hyper spécialisée au service de la nation

Avec l’appui du ministère de la Santé via le CCAMH, l’équité des soins s’observe en rendant accessibles ces soins spécialisés à toute la population, et la qualité des soins offerts s’exprime à travers les bonnes performances dont témoignent les différents indicateurs ainsi que les témoignages des usagers de l’hôpital militaire du camp Tshatshi.

« C’est vraiment l’occasion de dire à tout le monde qu’il n’est pas nécessaire d’aller à l’étranger pour des soins de santé alors qu’à l’hôpital militaire Tshatshi, vous avez des spécialistes formés dans des universités de renommée internationale. Ceux qui vont à l’étranger sont simplement sous-informés. Ici, à l’hôpital militaire Tshatshi, vous disposez de tous les équipements nécessaires pour vos examens et analyses médicales, comme partout ailleurs », a déclaré le docteur Francine Ilela Kamba, spécialiste en pédiatrie et néonatologie.

Pneumologue formé à l’université de Rome, en Italie, où il a vécu pendant 40 ans, le docteur Vicky Tshimanga a indiqué avoir démissionné pour revenir travailler à l’hôpital militaire de Kinshasa.

« Je suis allé en Italie où j’ai fait l’université et ma spécialisation en maladies de l’appareil respiratoire telles que l’asthme, la tuberculose ou encore la bronchite. J’ai travaillé pendant 24 ans dans un hôpital public de l’État. J’ai démissionné il y a deux ans pour venir travailler à l’hôpital militaire de Kinshasa », a expliqué le docteur pneumologue Vicky Tshimanga.

« En un mot, les Congolais doivent avoir confiance. Grâce à notre volonté, à notre détermination collective et à la collaboration de tous, nous pouvons changer les conditions de vie », a-t-il soutenu.

ACP/C.L.

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