Kasaï-Oriental : combattre le VIH SIDA à l’horizon 2030 est un challenge (Secrétaire provincial du programme)

Mbuji-Mayi, 21 janvier 2026 (ACP). – Le lutte contre le VIH SIDA à l’horizon 2030 selon les traités internationaux signés par la République démocratique du Congo (RDC) est un challenge, a soutenu le secrétaire exécutif provincial du Programme national multisectoriel de lutte contre le sida (PNMLS) au Kasaï Oriental, lors d’un entretien mercredi avec l’ACP.

« C’est vrai, Combattre le VIH Sida d’ici 2030, c’est un challenge. Notre pays a ratifié les traités internationaux selon lesquels d’ici 2030, le VIH ne devra pas être un problème de santé publique », a indiqué Albert Mutombo, SEP du PNMLS au Kasaï Oriental.

« Déjà en province, la cohorte des personnes vivants avec VIH est au-delà de 13.450 personnes qui sont sous ARV et le pourcentage des enfants vivant avec VIH, c’est pratiquement plus de 10 pourcents, on comprend là que le VIH touche toutes les personnes que ça soit les adultes ou les enfants », a-t-il reconnu.

« Pour revenir à l’un des objectifs, c’est l’objectif 3 fois 95, ça veut dire que 95 pourcents des personnes vivant avec VIH connaissent leur statut sérologique, 95 pourcents de personnes qui connaissent leur statut sérologique sont sous ARV, et 95 pourcents de personnes qui sont sous ARV ont leur charge virale supprimée ou indétectable, donc, quand la charge virale est indétectable, ce qu’on coupe la chaîne de transmission », a dit M. Mutombo

Il a fait savoir que des efforts doivent être fournis pour que toutes les PVVIH connaissent leurs statuts sérologiques à travers une série de sensibilisation. Donc on a encore un challenge et on doit booster de manière à ce qu’on puisse remonter la pente pour arriver à être au rendez-vous à l’horizon 2030, a-t-il insisté.

Pour cela, il faut renforcer la sensibilisation et il faut aussi qu’il y ait disponibilité de test de dépistage, lorsqu’on connait une rupture en test de dépistage, ce qu’on met un frein. « Mais l’avantage est que toute PVVIH dès qu’elle est dépistée, qu’elle soit mise sous ARV mais c’est l’accès à la charge virale qui pose un souci, on est seulement a 6,9 pourcents », a-t-il renchéri. Seulement 28,6% de personnes vivant VIH connaissent leur statut sérologique au niveau de la province, selon la source.

ACP/UKB

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