Kenge, 21 janvier 2026(ACP).- Les autorités politico-administratives ont été appelées, mercredi à Kenge, province du Kwango au sud-ouest de la République démocratique du Congo, a renforcer les politiques de santé publique en matière de lutte contre les vecteurs, dans un travail scientifique défendu mercredi par un étudiant.
« (…) Au regard de ce qui précède, nous recommandons aux autorités politico-administratives de renforcer les politiques de santé publique en matière de lutte contre les vecteurs ( moustiques, mouches, etc.), d’organiser régulièrement des campagnes de pulvérisation et d’assainissement, d’investir dans les infrastructures sanitaires de la base (canalisations, gestion des déchets etc.) et d’appuyer les actions de sensibilisation communautaire », a recommandé, Elisabeth Mandinga Masala dans son travail de fin d’étude intitulé » impacts des maladies vectorielles dans la ville de Kenge » défendu à l’Université du Kwango.
Elle a appelé par ailleurs les personnels de santé à intensifier la surveillance épidémiologique , à assurer une prise en charge rapide et efficace des cas signalés, à organiser des séances régulières d’éducation sanitaire et à collaborer avec les relais communautaires pour un meilleur suivi.
Mlle Mandinga a, en outre, interpellé la population à adopter des comportements hygiéniques (assainissement de l’environnement), à utiliser des moustiquaires imprégnées d’insecticides, à évacuer régulièrement les eaux stagnantes, à participer activement aux campagnes de prévention et à signaler rapidement tout cas suspect aux structures sanitaires.
Mlle Mandinga a signalé que les maladies vectorielles telles que la fièvre jaune, le paludisme, la chikungunya, la méningite aiguë, représentent un défi majeur pour la santé publique à l’échelle mondiale, particulièrement dans les zones urbaines où les conditions de vie sont souvent propices à la prolifération des vecteurs pathogènes à l’instar de Kenge, chef-lieu de la province du Kwango.
Le quartier Epom de la ville de Kenge est exposé à des risques sanitaires élevés dus à des facteurs environnementaux, socio-économiques et comportementaux, a informé l’auteure de cette étude scientifique. ACP/C.L

