Kinshasa, 29 septembre 2026 (ACP).- 28% des femmes en âge de procréer utilisent une méthode contraceptive, selon une étude menée à l’Ecole de santé publique entre 2023-2024 à Kinshasa, en République démocratique du Congo, a appris mardi l’ACP lors de la journée mondiale de la contraception célébrée chaque 26 septembre
« L’utilisation de la contraception en RDC dépend de la catégorie retenue en termes de prévalence. Toutes les méthodes confondues, c’est un résultat qui a démontré qu’environ 17 à 28% des femmes en âge de procréer utilisent une méthode contraceptive », a déclaré Dr Rodin Shindani médecin éco-épidémiologiste.
La compatibilité dépend d’une femme à l’autre et repose sur l’évaluation des critères de recevabilité médicale.
A cet effet, il faut normalement faire un bilan personnalisé avec un professionnel de santé qui permet de déterminer le profils de chaque femme. Certains facteurs tels que l’histoire médicale et familiale peut avoir un impact sur certaines femmes, par exemple en cas de recherche d’antécédents des thromboses en cas d’hypertension artérielle, des diabètes, des migraines sévère ou des cancers hormonaux dépendant ce qui peut contre indiqué l’utilisation des méthodes contraceptives, a-t-il poursuivi.
Le Dr Shindani a rappelé que le mode de vie et les habitudes, tels que le tabagisme, surtout après 35 ans, réorientent les choix vers des méthodes sans estrogènes. Par exemple, les implants.
Les besoins objectifs nécessitent également de savoir si c’est pour espacer les naissances, une contraception à long terme ou une solution irréversible.
L’évaluation des effets secondaires, un suivi après un à trois mois permet également de vérifier la tolérance physique et l’absence de saignements anormaux ou de douleurs, l’éligibilité à des méthodes contraceptives dépend justement de l’évaluation que les personnes de santé auront fait, qui peut orienter sur telle ou telle méthode contraceptive ou carrément ne pas être éligible.
Il a indiqué que l’accès aux contraceptions s’est amélioré en RDC, mais il n’est pas encore pleinement inclusif. Il y a plusieurs obstacles qui persistent notamment la disparité géographique, les services de planification familiale sont concentrés dans les villes, dans les zones rurales l’approvisionnement en produits subit régulièrement les ruptures de stock.
Il y a également les barrières financières bien que les programmes appuyés par les partenaires d’UNFPA ou certaines ONG offrent la gratuité ou dans certains centres de santé publique, la conception reste payante et coûteuse pour des nombreux ménages, l’inégalité sociale constitue un obstacle parce que les jeunes et adolescents se heurtent aux jugements sociaux ou aux refus de prise en charge sans autorisation parentale. En plus, il y a la pression conjugale, dans plusieurs régions, le consentement ou l’accord du conjoint reste un frein majeur pour les femmes, les femmes vivant avec un handicape les services spécialisés et l’information adaptée demeure très limitée pour cette catégorie des femmes.
L’automédication à éviter
Par ailleurs, une femme qui souhaite débuter une contraception, doit éviter l’automédication, a indiqué le docteur Shindani.
« Je conseille aux femmes qui souhaitent débuter une contraception de se faire consulter au préalable et d’ éviter l’auto prescription ou le conseil de l’entourage car chaque organisme réagit différemment, il faut s’informer sur les options disponibles, à court terme des pilules quotidien, des injections trimestrielles à long terme réversible, des implants sous quintane qui peut durer trois à cinq ans, il y a des dispositif intrant intérim qui peut faire cinq ans à dix ans ,il y a les barrières préventives qui reste la seule méthode protégeant contre les infections transmissible comme le VIH », a-t-il expliqué.
Il a, en outre, préconisé aux femmes de poser toutes les questions relatives aux effets secondaires. Il s’agit de demander aux soignants à quoi s’attendre pour éviter d’arrêter brutalement le traitement par crainte, prévoir un plan des suivis, programmer un rendez-vous de contrôle pour ajuster la méthode si elle ne convient pas, considérer la double protection associée à une méthode contraceptive par exemple, avoir un plan au préservatif si la prévention des infections transmissible est nécessaire.
La contraception est un droit fondamental à la santé reproductive au bien-être et à l’autonomie. Il faut choisir une méthode contraceptive qui permet de planifier sa vie personnelle, professionnelle et familiale en toute sécurité.
Le thème retenu de la journée mondiale de la contraception est : « Un choix pour toutes et tous : pouvoir d’action, intention, accès ». ACP/ K./D/Kapi.

