Kinshasa, 29 mars 2026(ACP).- La prévention a été recommandée comme le moyen le plus efficace pour lutter contre le cancer de l’endomètre, par un gynécologue-obstétricien, dans un entretien dimanche à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo(RDC).
« La prévention demeure le moyen le plus efficace pour lutter contre le cancer de l’endomètre. Elle passe par le maintien d’un poids normal, l’activité physique régulière, le contrôle du diabète et de l’hypertension artérielle, la consultation rapide devant tout saignement anormal, les grossesses », a soutenu Dr Jackson Pongi, chef de département de Gynécologie-Obstétrique au centre de santé de référence Vijana.
Selon ce spécialiste, le cancer de l’endomètre est une tumeur maligne qui se développe à partir de la muqueuse interne de l’utérus appelée endomètre.
Les facteurs de risques sont, notamment l’excès d’œstrogènes, la puberté précoce, la ménopause tardive, la nulliparité ou absence de grossesse, l’infertilité, l’obésité (facteur majeur), l’âge de 55 à 70 ans.
« Le saignement après ménopause est le signe majeur d’alerte. Il y a également tout saignement anormal en dehors de règle », a-t-il alerté. Pour le Dr Pongi, en RDC ce cancer reste moins fréquent que celui du col ou du sein, mais il devient progressivement un problème émergent. « Il n’existe pas encore un programme spécifique uniquement dédié à ce cancer, mais il est inclu dans la lutte globale contre les cancers », a-t-il ajouté.
Parmi les défis, ce spécialiste à relever, notamment le diagnostic tardif, l’accès limité aux soins spécialisés, le coût élevé, et l’insuffisance des infrastructures.
« Pour réduire efficacement l’impact du cancer de l’endomètre au pays, l’État doit: mettre en place une vraie politique nationale de lutte contre les cancers; renforcer les infrastructures sanitaires; former le personnel de santé; sensibiliser la population; améliorer l’accès financier aux soins; développer le diagnostic précoce; améliorer la prise en charge spécialisée; renforcer les partenariats et promouvoir la prévention des facteurs de risque », a-t-il préconisé.
La Journée mondiale de l’endométriose, une autre maladie de l’endomètre est célébrée chaque année le 28 mars pour sensibiliser à cette maladie chronique invalidante, souvent diagnostiquée tardivement. En RDC, le mois de mars est dédié à la sensibilisation aux cancers.
ACP/C.L.

