Kinshasa, 20 décembre 2025 (ACP).– La vaccination de routine, une pratique qui sauve des vies des enfants est butée aux rumeurs dans la zone de santé Maluku 1, à Kinsahsa, en République démocratique du Congo (RDC), selon le témoignage d’une mère approchée samedi par une équipe de journalistes lors d’une descente dans un hôpital.
« J’habite la zone de Maluku 1. Je suis venue vacciner mon enfant. Avant, je doutais à causes des rumeurs, la désinformation, l’ignorance et autres sur les réseaux sociaux…Les gens disaient que le vaccin est dangereux. Mais quand j’ai vu l’enfant de mon voisin succomber à une maladie évitable, j’ai eu peur et j’ai décidé de venir », a soutenu Mimi Mawumbu (mère d’enfants, éligible à la vaccination. Rencontrée à l’hôpital général de référence de Maluku lors d’une seance de vaccination, elle a fait savoir qu’à des rumeurs, certains parents hésitents d’amene leurs enfants aux séances bde vaccination, les mettant é danger.
« Le vaccin est important pour la santé des enfants. Les médecins sensibilisent sans relâche. Certaines mamans résistent encore… mais je conseille à toutes : acceptez les vaccins contre la polio, la rougeole, le tétanos et plus ! », a-t-elle insisté.

Comment briser les rumeurs dans une zone rurale Par ailleurs, Gédéon Kalombo, infirmier supérieur de la zone de sante de Maluku 1 a noté que les équipes sanitaires contre-attaquent contre ce fléau en vue de promouvoir la vaccination de routine qui contribue au bien-être des enfants.
« Maluku 1 est zone de santé rurale. Il y a beaucoup d’incompréhension chez les mamans, amplifiée par les réseaux sociaux à Kinshasa. On raconte n’importe quoi ! Notre job consiste à casser ces rumeurs avec de l’info vraie. Une maman informée sait quel antigène combat quelle maladie », a-t-il soutenu.
M. Kalombo a fait savoir que sa zone de santé ne connait pas de rupture de stock, ajoutanque : « On travaille avec les 16 aires, les infirmiers titulaires, les relais communautaires qui vivent au cœur des ménages. Pendant les séances, on aborde le calendrier vaccinal pour vaincre les rumeurs ». De la zone de santé de Monaco à Mangengenge, le combat continue En outre, les rumeurs persistent de la zone de santé de Monaco à Mangengenge dans la même zone de santé, selon les témoignages recueillis.
« Dans mon quartier, on dit que le vaccin détruit la santé des enfants (Le vaccin donne la maladie, fait maigrir les enfants…). Moi, je n’écoute pas les rumeurs ! Une bonne mère va à l’hôpital. Écoutez les médecins, pas le quartier. Si toutes vaccinaient, ce serait parfait ! > a indiqué Patience Luputu, mère confiante, habitàt à Maluku.
Pour Sylvie Soba, infirmière titulaire de la zone de santé Mangengenge : « On prépare les mamans comme une armée avant la guerre : le vaccin, c’est des soldats qui défendent contre polio, rougeole, tétanos. Messages simples : « Vacciner, c’est aimer ! » On fait du fixe au centre, du porte-à-porte, des mobiles pour les cités éloignées. Les rumeurs sont là, mais nos stratégies gagnent ». Selon l’Enquête démographique et Santé 3, seulement 21% des enfants de 12-23 mois sont pleinement vaccinés en RDC.
ACP/C.L.

