Kinshasa, 30 septembre 2025 (ACP).- L’automédication constitue un grand danger pour la santé, a fait savoir mardi, un infirmier et éducateur thérapeute au cours d’un entretien à Kinshasa en République démocratique du Congo.
«L’automédication sans consultation préalable d’un professionnel de santé est un danger pour l’organisme. Elle peut entraîner plusieurs conséquences et complications ultérieures, notamment des dépenses catastrophiques à l’hôpital ou encore une invalidité», a déclaré M. Amédée Bosala infirmier et éducateur thérapeute au service de santé de l’Armée du Salut en République démocratique du Congo (RDC).
Selon lui, la prise de médicaments sans orientation médicale comporte de nombreux risques, surtout chez les femmes enceintes et les enfants.
«Certaines substances pharmaceutiques, telles que l’aspirine, sont contre-indiquées au premier et au troisième trimestre de grossesse, tandis qu’un enfant de moins de 12 ans ne peut pas consommer la tétracycline ou la doxycycline qui abîment la dentition», a-t-il précisé.
Ce professionnel de santé a également mis en garde contre l’usage abusif d’anciennes prescriptions médicales.
«Il peut arriver qu’une erreur de prescription aboutisse malgré tout à une guérison, mais cela ne justifie pas l’utilisation du même produit lors d’une nouvelle maladie. C’est dangereux», a-t-il insisté.
Il a reconnu que certains patients souffrant de maladies chroniques, comme le diabète ou la tuberculose, disposent de traitements journaliers prescrits. Cependant, a-t-il conseillé, il reste nécessaire de consulter régulièrement un médecin ou de solliciter l’avis d’un infirmier qualifié pour éviter des complications.
M. Bosala a en outre souligné que l’automédication peut se transformer en véritable empoisonnement lorsqu’il s’agit de produits périmés. Il a rappelé que des symptômes identiques peuvent cacher des diagnostics différents, d’où la nécessité de toujours recourir à une consultation médicale.
Il a par ailleurs dénoncé la multiplication des produits indigènes vendus par des charlatans dans les communes de la capitale, qui prescrivent des cures sans disposer de documents officiels du ministère de la Santé.
«Cette forme d’automédication est très dangereuse et expose davantage la population», a-t-il conclu, appelant chacun à la prudence. ACP/ODM

