Kinshasa: le personnel de santé sensibilisé à la pratique de l’endoscopie

Kinshasa, 15 juillet 2026 (ACP).– Le personnel de santé de la République démocratique du Congo ont été sensibilisés mercredi, à la pratique de l’endoscopie, au cours d’un atelier d’hystéroscopie, organisé au centre de formation en endoscopie, à l’Université de Kinshasa.

« Aujourd’hui, il était question de sensibiliser le personnel de santé à l’endoscopie. Et l’hystéroscopie  est une forme d’endoscopie chez la femme. Nous sensibilisons le personnel de santé notamment les médecins, les infirmiers et même les paramédicaux que l’endoscopie existent et que nous pouvons la pratiquer et la demander à nos malades », a déclaré Dr Esaïe Muanda Mbaki, gynécologue-obstétricien aux Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK). 

L’hystéroscopie, a-t-il dit, est un examen qui permet d’aller voir à l’intérieur de la matrice ou l’utérus, en passant par les voies génitales de la femme.

« Ça fait partie de la chirurgie mini-invasive, et offre plusieurs avantages tels que : l’absence d’incision chirurgicale, une précision diagnostique élevée grâce à la vision directe de l’utérus, et un rétablissement très rapide pour les patientes », a-t- il dit. 

Dans son intervention axée sur « Comment préparer une patiente à l’hystéroscopie, et comment diminuer l’anxiété », ce spécialiste a fait savoir qu’il n’y a pas que le médecin qui joue un rôle important, il y a surtout l’infirmier qui reçoit aisément la patiente, en lui expliquant étape par étape ce qui se fera, par la suite s’en suivront les échanges ou le contact verbal au moment de l’examen avec le médecin. 

Peu des médecins pratiquent l’hystéroscopie en RDC

Le Dr Muanda, a en outre fait savoir que l’hystéroscopie ne pas pratiqué par  beaucoup des médecins en RDC. 

« Sur toute l’étendue du pays, Il n’y a pas beaucoup des médecins qui pratiquent l’hystéroscopie. Il y en a même beaucoup qui ne sont pas au courant que cet examen existe, parce qu’il n’est pas très souvent demandé aux malades, et peu souvent pratiqué », a-t-il déploré.

De son côté, le  Dr Jimmy kalfando, gynécologue-obstétricien et pratiquant de l’hystéroscopie, a,  à son tour salué la pertinence des interventions et a félicité la Fondation DAEMMI Berlinde (FoDAB) pour l’organisation de cet atelier. 

« Cet atelier nous a fait voir ce que nous faisons, nos insuffisances et ce que nous devons améliorer dans la pratique. Nous avons encore revu les indications appropriées, qu’est-ce qu’on doit utiliser comme instrument pour des problèmes rencontrés en hystéroscopie » a-t-il dit.

Ce médecin a, en terme de recommandation,  noté  d’utiliser de l’énergie que si nécessaire, sinon les instruments mécaniques suffisent pour enlever les masses gynécologiques.

Cet atelier est organisé dans le cadre de la deuxième édition du congrès d’endoscopie, prévue du 16 au 17 juillet au palais du peuple à Kinshasa. ACP/

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