Kinshasa : les personnels médicaux formés à prendre en charge des urgences gynéco-obstétricales

Kinshasa, 16 août 2026(ACP).-Les professionnels de santé (médecins biologistes, biologistes médicaux, médecins généralistes et des infirmières accoucheuses) ont été formés à la prise en charge des urgences gynécologiques et obstétricales, samedi, à Kinshasa, en République démocratique du Congo, lors d’une formation certifiante sur le thème : « Les urgences gynécologiques et obstétricales ».

« Nous venons de former les professionnels de santé tels que les médecins biologistes, biologistes médicaux, médecins généralistes et des infirmières accoucheuses ; aux urgences gynécologiques et obstétricales. Elles sont nombreuses, mais nous avons choisi celles qui peuvent les aider à prendre en charge  rapidement les femmes », a déclaré Dr Roger Mbungu, gynécologue-obstétricien aux Cliniques Universitaires de Kinshasa. 

 « Nous avons abordé des hémorragies gynécologiques et obstétricales, de la souffrance fœtale etc. Nous avons tenu à parler des hémorragies parce qu’elles font peur, et chaque fois qu’elle se présente on voit l’aggravation de l’état de la femme et peut-être le décès, parfois les complications sous forme d’insuffisance rénale », a-t-il ajouté. 

Le Dr Mbungu, qui est également professeur à la faculté de médecine de l’Université de Kinshasa, a dans sa présentation insisté que les médecins comprennent bien ces hémorragies, ses définitions, comment les prendre en charge, à quel moment transférer la malade.

Il a évoqué des nombreuses causes des hémorragies gynécologiques, à savoir : le trouble du cycle, les pathologies fonctionnelles, les pathologies  organiques comme le cancer, tumeurs sous muqueux, les myomes, polypes… etc.

Du côté obstétricales ou au cours de la grossesse, a-t-il dit, les causes sont notamment la rupture utérine, le placenta previa.

Il a, à cette occasion, recommandé que les personnels soignants soient à la hauteur de cet enseignement pour mieux prendre en charge, et de garder contact avec les personnes ou les institutions compétentes pour transférer la malade à temps mais surtout faire la prévention en faisant une bonne clinique au cours de la grossesse.

De son côté, Dr Elvis Bula président du Conseil Urbain de l’Ordre des Médecins (CUOM) a à son tour souligné que cette formation continue revêt d’une grande importance, d’autant plus que les urgences gynécologiques et obstétricales exigent du médecin des connaissances actualisées, une capacité d’analyse rapide, une bonne maîtrise des protocoles  et, surtout la capacité de prendre la décision juste au moment où la vie d’une mère ou celle d’un nouveau-né peut se jouer en quelques minutes.

En outre, Dr Christelle Mukamba, présidente du club « Les têtes bien faites », a fait savoir que cette formation a l’objectif de réduire la mortalité périnatale et infantile, c’est-à-dire la diminution du nombre des femmes et enfants qui meurent pendant ou après l’accouchement.

Le club « Les têtes bien faites », organisateur de cette rencontre, est composé des professionnels de santé. Il a deux objectifs à savoir :la formation continue et l’apprentissage des étudiants en médecine ; ainsi que la formation, la sensibilisation aux maladies et à la prise en charge, a-t-on rappelé. ACP/M/M

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