Kinshasa, 17 septembre 2025 (ACP).- Le sens de l’humanité et la responsabilité éthique ont été rappelé mercredi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, aux professionnels de la santé après décès par négligence d’une patiente le 8 septembre dernier, selon un communiqué du ministère de la Santé publique parvenu à l’ACP.
« Le Ministre de la Santé a insisté sur l’importance de l’humanité et la responsabilité éthique des professionnels de la santé. Il a fermement rappelé que les soins aux cas critiques doivent être dispensés en urgence, sans attendre de paiement. Une grille tarifaire officielle pour les soins sera bientôt communiquée afin d’assurer la transparence et la justice », a-t-on lu.
« Cette rencontre a mis en lumière la nécessité urgente de réformer le système de santé pour garantir que l’accès aux soins soit une priorité absolue, avant toute considération financière », a ajouté la source.
Afin de garantir que les hôpitaux soient en mesure de répondre aux urgences, il a été proposé que chaque établissement devra désormais disposer d’une marge de péréquation dédiée aux cas urgents.
Selon ce communiqué, une mesure fiscale majeure a été révélée pour financer ces initiatives avec une taxe de 2 % et sera appliquée sur tous les produits importés, à l’exception des produits alimentaires.
Dans l’objectif de renforcer les soins pré-hospitaliers, le Ministère a annoncé le lancement d’un programme de formation intensif au Maroc pour 200 professionnels de la santé dont les médecins, les infirmiers et les sages-femmes.
« Ils seront formés à la gestion …par 50 équipes mobiles équipées d’un total de 150 motos et 65 ambulances, prêtes à intervenir rapidement », a indiqué la source.
Le Ministre de la santé publique, cité dans ce communiqué a rappelé que, même si certaines structures de santé sont privées, elles ont l’obligation de fournir un service public et ne peuvent en aucun cas refuser des soins à un patient en état critique.
Il a précisé qu’il existe un arrêté ministériel qui interdit formellement le refus de soins aux patients critiques.
Pour améliorer la coordination et l’accessibilité de ces soins, le Dr Kamba a noté qu’une plateforme téléphonique avec le numéro d’urgence 151 sera mise en place, pour permettre à la population de signaler les urgences et d’obtenir de l’aide rapidement, estimant que le développement du pays est indissociable de l’amélioration de la santé des congolais.
Il a également mentionné que 240 centres de santé construits en partenariat avec la Banque Mondiale sont achevés et n’attendent plus que leur inauguration pour être mis au service de la population.
ACP/C.L.

