Kinshasa : MSF transfère la prise en charge du VIH d’une zone aux autorités

Kinshasa, 3 juillet 2026 (ACP).- La prise en charge du VIH dans la zone de santé de Biyela, située dans la commune de Kimbanseke, commune de l’EST de Kinshasa, enRépublique démocratique du Congo(RDC), a été transférée aux autorités sanitaires du pays, après cinq années de gestion assurée par l’ONG Médecins Sans Frontières(MSF), selon un communiqué consulté vendredi par l’ACP.

«Après cinq ans d’intervention dans la zone de santé de Biyela, à Kinshasa, Médecins Sans Frontières (MSF) clôture ses activités de prise en charge du VIH/tuberculose et transfère les services aux autorités sanitaires. Le projet a permis d’élargir considérablement l’accès au dépistage, au traitement et au suivi despatients, tout en renforçant les capacités du système de santé local», a-t-on lu dans le communiqué de Médecins Sans Frontières (MSF).

Selon le communiqué, ce projet a permis la mise sous traitement de 470 nouveaux patients, la réalisation de 25 428 consultations de suivi des personnes vivant avec leVIH, ainsi que la sensibilisation de près de 250 000 personnes, dont 42 139 ont été dépistées.

Le texte rapporte également que le nombre de patients effectivement suivis dans les structures de santé est passé d’environ 400 avant 2021 à 990 en 2026.

Cetteprogression a été rendue possible grâce au renforcement des capacités des structures sanitaires et à l’amélioration de la collaboration entre les niveaux communautaire, primaire et hospitalier.

«Près de 40 % des personnes nouvellement dépistées présentaient un VIH à unstade avancé à la suite d’infections opportunistes, notamment la tuberculose,soulignant ainsi l’importance du dépistage précoce», a indiqué la source.

Le renforcement des soins primaires au cœur du plaidoyer de MSF

Par ailleurs, MSF a plaidé pour un investissement suffisant dans les soins de santé primaires, afin de favoriser une prise en charge précoce et intégrée des personnes vivant avec le VIH.

«La décentralisation de la prise en charge vers les structures de santé primaires a permis d’améliorer l’accès précoce aux soins, de réduire les coûts pour les patients et d’alléger la charge des hôpitaux. Il est nécessaire que les partenaires investissent davantage dans les niveaux primaire et communautaire», a indiqué le communiqué.

Au cours de son intervention, MSF a également formé 133 professionnels de santé et
210 acteurs communautaires aux techniques de dépistage, à l’initiation du traitement anti rétroviral, au suivi des patients ainsi qu’à la prise en charge des infections opportunistes, afin d’assurer la continuité des activités après son retrait.

L’organisation a, en outre, accompagné la mise en place d’un guichet unique consacré à la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

Ce dispositif regroupe les consultations prénatales, le dépistage, le traitement du VIH
ainsi que le suivi de la tuberculose et d’autres infections.

Cette approche, a poursuivi la source, a permis d’obtenir un taux de transmission mère-enfant inférieur à 4 % dans la zone de santé de Biyela, contre 17,75 % au niveau national en 2025.

MSF a indiqué qu’elle poursuivrait son appui à Kinshasa dans la prise en charge hospitalière des cas avancés au centre hospitalier de Kabinda, tout en maintenant son soutien aux centres de santé, aux maternités et aux structures communautaires à travers des activités de prévention. ACP/M

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