Kinshasa : une organisation encourage les initiatives visant à garantir une alimentation saine

Kinshasa, 17 juin 2026 (ACP). – Une organisation sociale a encouragé mercredi à Kinshasa, en République démocratique du Congo, les initiatives visant à garantir une alimentation saine et accessible à tous, lors d’une réunion hebdomadaire organisée en marge de la Journée mondiale contre la faim, célébrée le 15 juin de chaque année.

« Cette journée est également un appel à l’action qui inspire à bâtir un monde plus juste, solidaire et résilient. Elle met en lumière les inégalités ainsi que la crise alimentaire mondiale, et encourage le soutien aux initiatives locales et internationales visant à garantir une alimentation saine et accessible à tous », a déclaré Mme Benjamine Sangabu, coordonnatrice de l’ONG « Ngemba ».

Selon Mme Sangabu, la Journée mondiale contre la faim constitue un appel à l’action internationale, met en évidence la crise alimentaire qui touche des millions de personnes à travers le monde et souligne le besoin urgent de mettre en place des systèmes alimentaires durables.

« Près de 830 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde. Les jeunes enfants de moins de cinq ans figurent parmi les plus vulnérables, car le manque de nutriments perturbe leur développement physique et intellectuel », a-t-elle dit.

Elle a fait savoir que dans plusieurs régions, les femmes et les filles sont également touchées de manière disproportionnée, représentant près des deux tiers des personnes en situation d’insécurité alimentaire.

« Les populations déplacées par les conflits armés ou les crises climatiques dépendent souvent entièrement de l’aide humanitaire », a-t-elle déploré.

La coordonnatrice de l’ONG « Ngemba » a également souligné les conséquences dramatiques de la faim sur la santé physique, immunitaire et sociale.

« La faim affaiblit l’organisme et le prive de son énergie vitale. La malnutrition empêche le corps de se défendre efficacement. Une personne souffrant de la faim est beaucoup plus vulnérable aux maladies infectieuses courantes, telles que la pneumonie, la diarrhée ou la rougeole, qui peuvent alors devenir mortelles », a-t-elle expliqué.

Mme Sangabu, qui est aussi médecin pédiatre au centre de santé « Christ Sauveur » dans la commune de Ngaba, a indiqué qu’un enfant malnutri peut souffrir d’un retard de croissance ou d’un dépérissement avant l’âge de deux ans.

Ces troubles, a-t-elle poursuivi, peuvent entraîner des retards de développement intellectuel ainsi que des handicaps irréversibles.

« Pour survivre, l’organisme puise d’abord dans ses réserves de graisse, puis dans ses muscles. À long terme, des organes vitaux tels que le cœur et les poumons voient leur taille et leur capacité diminuer, ce qui peut conduire à une insuffisance cardiaque ou respiratoire. Chez les adultes, l’épuisement physique réduit considérablement la capacité à mener des activités productives, plongeant les individus dans un cycle de pauvreté extrême », a-t-elle dit.

Mme Sangabu a aussi noté que la faim engendre l’apathie, l’irritabilité et la désintégration du tissu social au sein des communautés.
Elle a invité la population ainsi que les membres de son organisation à renforcer les programmes d’urgence et de développement destinés à protéger les enfants contre la malnutrition. ACP/M/M/HM

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