La médecine sans recours d’une prise en charge à l’étranger évoquée à Kinshasa

Kinshasa, 23 mars 2026 (ACP).- L’accès à une médecine sans recours à la prise en charge en Europe et en Asie a été évoqué lundi lors d’une conférence organisée à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), par une  délégation de médecins spécialistes de l’Hôpital universitaire Aga Khan (AKUH), venue de Kenya. « On est principalement là pour créer un partenariat, pour pouvoir sensibiliser les gens qui y a un centre de renommé pour pouvoir offrir les traitements disponibles aux patients en Afrique sans avoir besoin de voyager d’outre-mer, en vue d’avoir accès au traitement innovateur », a déclaré le Dr Manel Haj Mansour, oncologue  et cheffe de section d’oncologie à AKUH.

« On a tout ce qu’il faut pour avoir un traitement à la hauteur de l’échelle internationale et ceci répond à notre philosophie qui est le lieu où vous êtes nés ne devrait pas définir votre survie. Si vous êtes né en Afrique ou Europe, vous devez avoir accès au même traitement et à la même qualité de prise en charge », a-t-elle ajouté.

L’oncologue a noté qu’AKUH dispose des traitements en termes de diagnostic, de stratégie thérapeutique, de radiologie et de recherche clinique, tout en précisant que pour bénéficier des soins administrés, il est important d’accéder au département qui prend en charge des patients internationaux et un rapport médical. «  Il y aura un médecin qui va voir le dossier médical, pourquoi pas une consultation zoom pour bien préparer le transfert du patient d’un pays à un autre et pour maximiser le temps passé au Kenya », a-t-elle dit.

Plus de 300 mille Africains vont à l’étranger chaque année pour se faire soigner

Par ailleurs, M. Antony Kagiri, responsable de la communication à AKUH a fait savoir que plus de 300 mille Africains voyagent chaque année pour l’Inde pour se faire soigner alors qu’il existe en Afrique des formations sanitaires qui offrent les mêmes services. « L’Afrique dépasse plus de 7 millions de dollars américains pour des soins  en Europe ou en Asie… Ce qui est de la qualité, on estime que le standard n’est pas uniforme et aussi le problème d’accès,… ils font 14 h pour aller se faire soigner ailleurs, alors qu’au niveau local, régional ils ont la possibilité de se faire soigner », a-t-il précisé.

Il a soutenu qu’AKUH ne procède pas seulement au traitement, mais il a également mis en place une formation médicale en spécialisation comme en oncologie, pédiatrie, gynécologie et chirurgie. «  En Afrique, nous avons des soins de santé de qualité qui peuvent être administrés… Il est de la responsabilité des journalistes de répandre les nouvelles pour que la population connaisse qu’en Afrique, il y a des endroits comme à AKUH où on administre les mêmes soins comme en Europe et en Asie », a-t-il ajoute.

Il a noté que l’une des raisons qui poussent les Africains à se faire soigner à l’étranger c’est le problème de technologie avancée, mais celui-ci a déjà été résolu par des hôpitaux africains. Cet hôpital universitaire compte plusieurs spécialités médicales comme l’oncologie, la cardiologie, la chirurgie paroscopie, la gynécologie, la diabétologie, la pédiatrie et un laboratoire répondant aux normes internationaux.

ACP/

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