Kinshasa, 9 août 2026 (ACP).- La Fédération congolaise de plongée et activités subaquatiques (Fecopas) ambitionne de structurer et de développer la plongée scientifique ainsi que les activités connexes en République démocratique du Congo, à travers notamment la formation et la préservation de l’environnement, selon un document consulté dimanche par l’ACP.
» Le programme de la Fecopasest articulé autour de cinq domaines clés, à savoir la plongée scientifique, l’archéologie sous-marine, la nature subaquatique, l’environnement et la conservation de la nature, ainsi que la plongée citoyenne. Ces domaines seront développés suivant trois axes majeurs : scientifique, technique et sécurité, ainsi que sportif », a indiqué Didier Ekabela, président de la Fecopas, dans un communiqué.
M. Ekabela a relevé qu’à ce jour, aucune structure civile nationale ne forme des plongeurs professionnels ni ne délivre de certifications reconnues internationalement.
Pour répondre à ce besoin, il a proposé la création du premier Centre national de formation en plongée à Kinshasa, avec une antenne à Kalemie pour les Grands Lacs et une autre à Moanda pour la façade atlantique, ainsi que la mise en œuvre d’un vaste programme de formation des plongeurs.
« Ce programme prévoit la formation de plongeurs civils et militaires selon les standards de la Confédération mondiale des activités subaquatiques, des niveaux 1 et 2 étoiles jusqu’aux niveaux d’instructeur. Cette formation devra être certifiante et diplômante avec le soutien de l’État et le concours du réseau d’experts de cette confédération », a fait savoir le président de la Fecopas.
Un appel au soutien institutionnel
Le présent plan de la Fecopas, selon son président, représente une feuille de route précise, ancrée dans la réalité géographique et humaine de la RDC.
« La Fecopas estime que la mise en œuvre effective de ce programme nécessite un appui institutionnel de la RDC ainsi que l’accompagnement de partenaires, notamment la Confédération mondiale des activités subaquatiques aux niveaux mondial et africain », a préconisé Didier Ekabela.
Le développement de la plongée scientifique s’inscrit dans une dynamique mondiale de renforcement des capacités de recherche, de protection des écosystèmes aquatiques et de valorisation durable des ressources marines et lacustres.
Dotée d’un vaste réseau hydrographique, de Grands Lacs et d’une façade sur l’océan Atlantique, la RDC dispose d’importants atouts pour promouvoir cette discipline.
ACP/ GE

