Kinshasa, 10 aout 2026 (ACP).- La protection du lion contribue à préserver la biodiversité et l’équilibre des écosystèmes, a expliqué lundi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, un environnementaliste, à l’occasion de la journée mondiale consacrée a ce félin, célébrée le 10 aout de chaque année.
« Protéger le lion, c’est aussi protéger la biodiversité et les écosystèmes dont il dépend. Le lion est un animal majestueux qui joue un rôle important dans l’équilibre de la nature », a déclaré Professeur Augustin Ngé Okwe.
Selon cet expert, le lion est classé parmi les espèces vulnérables parce que sa population diminue dans la nature, l’espèce fait face à un risque élevé d’extinction à l’état sauvage en raison de plusieurs menaces majeures.
« Les principales causes de sa diminution sont la destruction de son habitat, la diminution de ses proies, les conflits avec les humains et le braconnage. Sa protection est donc primordiale pour éviter une diminution encore plus importante de sa population », a –t- il ajouté.
Le professeur Ngé a fait savoir que la célébration de cette journée vise à sensibiliser la population à la protection et à la conservation des lions à travers le monde, à rappeler que le lion est un prédateur clef de voûte indispensable à l’équilibre des écosystèmes en Afrique subsaharienne. « En terme de chiffre, il ne reste plus qu’environ 20.000 à 39.000 lions à l’état sauvage aujourd’hui », a-t- il dit.
L’espèce reste menacée par les activités humaines et l’insécurité en RDC

Par ailleurs, Rodolphe lutengya chargé de bio-monitoring et spécialiste en recherche sur les lions au parc de Garamba a affirmé que cet animal demeure une espèce menacée en République démocratique du Congo (RDC) par les activités humaines (anthropiques) et la situation sécuritaire qui prévaut dans certaines zones de l’Est du pays, notamment dans le Parc national des Virunga et les savanes du Sud-Kivu.
« La conservation, les pressions exercées par les activités humaines, auxquelles s’ajoutent les conséquences de l’insécurité, constituent des facteurs susceptibles d’affecter la survie de cette espèce emblématique dans plusieurs aires protégées de la RDC », a-t-il indiqué.
« Malgré ces menaces, des signes encourageants sont également observés dans certaines zones de conservation. Des naissances de lionceaux ont notamment été enregistrées et photographiées au Parc national de la Garamba, dans le nord-est de la RDC, témoignant de la capacité de l’espèce à se reproduire dans son milieu naturel lorsque les conditions de protection sont réunies», a-t-il poursuivi.
L’ expert a fait savoir que le lion, est considéré comme le « roi de la savane », il demeure par ailleurs l’une des espèces sauvages pouvant être dressées et élevées en captivité, une pratique connue depuis plusieurs siècles.
Le lion est un grand mammifère carnivore de la famille des félins. Il est notamment caractérisé par sa force, sa puissance et son rugissement. Le mâle adulte possède généralement une crinière. Contrairement à beaucoup d’autres félins, les lions vivent souvent en groupes appelés troupes.
Placée sous le thème « la protection de l’habitat naturel des lions, la lutte contre le braconnage et la cohabitation pacifique avec les populations humain », cette Journée mondiale du lion, rappelle l’importance de cet animal dans les écosystèmes.
La Journée mondiale des lions constitue ainsi une occasion de sensibiliser davantage le public sur la nécessité de renforcer la protection de cette espèce, de préserver ses habitats naturels et de lutter contre les différentes pressions qui compromettent sa conservation en RDC.
Cette journée met également en lumière l’importance des aires protégées dans la sauvegarde de la biodiversité et la nécessité d’assurer la sécurité des espaces où vivent les populations de lions. ACP/ Ky/D/Kapi (sp)/N. Mb

