Kinshasa, 16 novembre 2025 (ACP).- Le dépistage régulier fait partie des mesures préventives de l’Accident vasculaire cérébrale (AVC) chez les enfants drépanocytaires, a fait savoir un médecin dans un entretien dimanche avec l’ACP, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« La prévention de l’AVC chez les enfants drépanocytaires comprend : le dépistage régulier, le doppler transcranien qui est un examen recommandé annuellement à partir de l’âge de 2 ans pour identifier les enfants à risque et les échanges transfusionnels réguliers (Sang phénotype de préférence). Pour les enfants à haut risque, des transfusions mensuelles peuvent réduire le risque d’AVC de 90 %. Et l’Hydroxyurée, un médicament capable d’augmenter la production d’hémoglobine fœtale, en réduisant la formation de drépanocyte », a déclaré le Dr Caddy Ngoie Nsenga, médecin au Centre de médecine mixte et anémie SS (CMMASS).
Selon elle, la drépanocytose est un facteur de risque majeur d’AVC chez les enfants. Un suivi régulier par un personnel soignant qualifié et un programme des échanges transfusionnels associés à la prise de l’hydroxyurée régulier retardent les complications de la drépanocytose.
Ce médecin a évoqué le Scanner Cérébral qui est un examen de choix pour détecter les lésions cérébrales et le doppler transcranien (TCD), cet examen non invasif mesurant la vitesse du flux sanguin dans les artères cérébrales. « Un TCD anormal indique un risque élevé d’AVC », a-t-elle dit.
Le Dr Ngoie a indiqué que les symptômes d’un AVC chez un enfant drépanocytaire peuvent inclure, notamment la paralysie d’un côté du corps, les troubles de la parole ou de la compréhension, la logorrhée convulsions et des céphalées intenses. « Il est crucial de reconnaître ces signes rapidement pour une prise en charge urgente », a-t-elle conseillé.
Dans cette optique, ce médecin a préconisé que tout enfant drépanocytaire ayant un bilan biologique normal (fonctions hépatique et rénale), soit mis sous hydroxyurée.
Aux personnels soignant, elle a recommandé de bien connaitre les signes d’alerte d’un AVC sicklémique pour prendre précocement en charge les malades. Aux autorités sanitaires de permettre aux malades un accès rapide et facile à l’hydroxyurée.
En cas d’AVC aigu, a-t-elle poursuivi, l’échange transfusionnel ponctuel est utile pour réduire la proportion de drépanocytes et améliorer la circulation sanguine. Les Soins de soutien, en vue de contrôler la pression artérielle, la gestion de l’hyperhydratation, l’antalgiques et une bonne oxygénation ont également été encouragés.
Le Dr caddy Ngoie a, de même, conseillé la rééducation à travers la Kinésithérapie, l’orthophonie et le soutien psychologique, pour aider à la récupération fonctionnelle du patient.
ACP/C.L.

