Kinshasa, 25 sept. 2025 (ACP). – Les avancées enregistrées par la République démocratique du Congo (RDC) dans la gestion des urgences en santé publique ont été saluées jeudi, à Kinshasa, par l’Institut national de santé publique(INSP), lors de d’une réunion d’information sur le renforcement de la gestion des urgences en santé publique.
« Avec l’appui de partenaires, nous avons pu réaliser plusieurs avancées par rapport à la surveillance et à la riposte au moyen du Centre des opérations d’urgence en santé publique. Il était aussi question de faire comprendre également aux partenaires l’importance de l’INSP pour pouvoir travailler en harmonie », a déclaré Mukenyi Badibanga, directeur général adjoint de l’INSP.
« Ces résultats que nous partageons aujourd’hui témoignent de la pertinence des investissements réalisés qui constituent une base solide sur laquelle nous devons continuer à bâtir pour garantir la sécurité sanitaire de notre population », a-t-il ajouté.
M. Badibanga a fait savoir que la sécurité sanitaire est l’affaire de tous et qu’elle ne peut être garantie que par la synergie d’action entre les institutions nationales, la société civile, les communautés et les partenaires internationaux. « Nous devons ensemble renforcer la résilience du pays face aux crises sanitaires. Cela suppose non seulement de maintenir l’appui de nos partenaires mais aussi de mobiliser davantage, les ressources nationales pour garantir la pérennité des acquis », a-t-il précisé.
Selon lui, l’Institut national en santé publique (INSP), en tant qu’organe technique du ministre de la Santé publique, hygiène et prévoyance sociale, a pour mission de coordonner, de capitaliser et de pérenniser les acquis. « Notre rôle est de veiller à ce que ces investissements ne soient des actions ponctuelles mais qu’ils s’inscrivent dans une dynamique durable au service des générations présentes et futures », a affirmé le directeur général adjoint de l’INSP.
Il a cependant, noté que la RDC, par sa taille, sa biodiversité et ses réalités épidémiologique reste exposée à des multiples menaces sanitaires. L’expérience ressente de la Covid 19, le Mpox et Ebola a démontré combien, il est crucial de renforcer les capacités nationales de prévention, de détection et de riposte pour limiter l’impact de ces crises sur la santé de nos populations et les développements du pays.
« Ce défi récurrent nous rappelle combien il est essentiel de disposer un système de santé bien préparé, réactif et résilient. Un système de santé capable de prévenir, de détecter précocement et de répondre efficacement à la menace sanitaire. C’est dans ce contexte qu’inscrit l’appui du CDC Atlanta et l’Ong Jhpiego d’investir dans le renforcement de capacités nationales », a indiqué M. Badibanga.
L’implication des urgences au niveau de la communauté
De son côté, le coordonnateur du Cousp, le professeur Christian Ngandu a plaidé pour l’implication des urgences au niveau de la communauté. « Nous avons pu escorter avec l’appui de l’ONG Jhpiego et d’autres partenaires plusieurs avancées en terme de structuration de la gestion des urgences mais aussi nous faisons face à certaines limites qu’il faut essayer de percer en terme des perspectives, notamment la question d’implication des urgences au niveau de la communauté, qu’il soit informé et formé sur la gestion d’urgence pour que les épidémies soient traitées précocement », a-t-il indiqué.
Il a également, soulevé le besoin d’un cadre légal idéal. « Il n’y a pas un cadre légal idéal. Mais, il faudrait qu’il se renforce au fur et à mesure, aux vues des innovations qui existe, de la connaissance que nous avons, il y a toujours des choses qu’on peut mettre au profit pour pouvoir avancer. Au-delà du projet que JHPIEGO a apporté, on peut voir un autre projet qui pourrait aider à appuyer l’INSP à pouvoir renforcer et améliorer la gestion des urgences dans notre pays », a soutenu M.Ngandu.
Le représentant-pays de l’Ong international JHPIEGO, Dr Virgile Madua kikaya, a fait savoir qu’il était question de présenter certains résultats de collaboration entre son ONG et le ministère de la santé, à travers l’INSP et le Cousp.
« Ça fait déjà 5 ans que nous collaborons à former les experts du ministère de la santé, à renforcer les capacités dans la gestion des urgences de santé publique car la RDC fait face à de multiples épidémies, à travers des années et il ya les standards internationaux pour gérer les urgences de santé publique », a-t-il noté.
Il a cependant, précisé que le rôle de son organisation a été non seulement de former les cadres du ministère de la Santé, mais également, de constituer des équipes d’intervention rapide qui sont déployées urgemment en cas d’épidémies et de catastrophes naturelles dans le pays.ACP/

