Les maladies cardiovasculaires représentent environ 21% des hospitalisations en RDC(Médecin gériatre)

Kinshasa, 21 août 2026(ACP).- Les maladies cardiovasculaires (MCV) représentent environ 21% de la morbidité hospitalière en République démocratique du Congo(RDC), a indiqué vendredi un médecin gériatre au 4ème Congrès international sur les stratégies et enjeux du développement durable (CISEDD4) organisé du 18 au 20 août, à Kinshasa, capitale du pays.

« Les maladies cardiovasculaires (MCV) représentent environ 21% de la morbidité hospitalière au pays. Dans certains hôpitaux, les complications de l’hypertension artérielle comme les accidents vasculaires cérébraux (AVC), l’insuffisance cardiaque constituent la première cause de mortalité chez l’adulte », a déclaré Dre Rosette Mbuyi.

 Dans son intervention axée sur les MCV face aux défis environnementaux: enjeux pour la santé publique, cette spécialiste a fait savoir qu’en dehors des facteurs de risques des maladies cardiovasculaires connus tels que l’hypertension artérielle, le diabète, le tabagisme, l’obésité et la sédentarité, les facteurs environnementaux occupent désormais une place importante dans l’apparition et l’aggravation de ces maladies.

Parmi les défis environnementaux qui contribuent à la charge mondiale des MCV, elle a cité, notamment la pollution atmosphérique, l’exposition aux substances chimiques (métaux lourds), l’urbanisation et l’environnement bâti sans espaces verts, les bruits environnementaux.


Abordant la prévention, Dre Mbuyi a souligné que la lutte contre les MCV liées à l’environnement nécessite une approche multisectorielle impliquant les autorités sanitaires, collectivités locales, urbaniste et les citoyens congolais.


Elle a, par ailleurs, recommandé l’adoption de l’approche One health (Une seule santé) en créant une synergie interministérielle (Santé publique, hygiène et prévoyance sociale, Urbanisme et habitat, Environnement, Mines) pour surveiller la qualité de l’air et réguler les rejets toxiques industriels; intégrer le paquet des maladies non transmissibles au niveau primaire en dotant tous les centres de santé de tensiomètres fonctionnels, tests de diagnostic rapide, et des médicaments hypersenseurs essentiels; soutenir la recherche locale.

De son côté, professeur Kayembe Sungula, vice-doyen de la faculté des sciences de l’Université de Kinshasa, a expliqué que Cisedd4 a permis de mettre en évidence la richesse des compétences scientifiques disponibles, mais également la nécessité de
renforcer les passerelles entre l’université, les institutions publiques, le secteur privé et la
société civile.

Ce Congrès international a été organisé par l’ONG Biogenèse.

ACP/M/M

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