Kinshasa, 26 juin 2026 (ACP).- L’identification d’un cas d’Ebola en France, en provenance de la République démocratique du Congo (RDC) constitue un risque sanitaire mondial majeur, a soutenu jeudi auprès de la presse, le directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC).
« Le risque zéro n’existe pas. Lorsque nous avons déclaré cette épidémie le 15 mai, nous avions déjà prévenu que si la dimension régionale et la concentration de la maladie en Ituri n’étaient pas prises en compte, d’autres pays risquaient d’être touchés », a déclaré le Dr Jean Kaseya, directeur général d’Africa CDC.
Selon lui, la planète entière est désormais exposée. « C’est pourquoi nous affirmons très clairement que seule la solidarité nous permettra d’arrêter cette épidémie. Avec l’OMS, l’Africa CDC a abattu un travail qui exige aujourd’hui le déblocage des moyens nécessaires, aussi bien pour l’Afrique que pour les autres pays », a-t-il ajouté, précisant que la fermeture des frontières n’est pas la solution.
« La solution, c’est de nous doter des moyens de riposte pour éviter que d’autres pays ne soient affectés », a-t-il dit.
Évoquant le cas du médecin testé positif à son arrivée à Paris, le Dr Kaseya y voit un signal d’alarme pour la communauté internationale.
« Si les partenaires et les gouvernements donateurs ne viennent pas en aide, ces signaux d’alerte risquent malheureusement de se multiplier », a-t-il souligné.
Le Dr Kaseya a salué la proximité du médecin français ainsi que son organisation avec le peuple meurtri de l’Ituri. Anesthésiste-réanimateur très expérimenté dans la gestion des épidémies, il était au front du 19 mai au 22 juin. Il a quitté l’Ituri le 19 juin et a transité par Kinshasa le 22 sans présenter de symptômes.ACP/M.

