L’instauration des politiques du diagnostic précoce du lupus recommandée en RDC

Kinshasa, 10 mai 2026(ACP).- La mise en place des politiques publiques visant le diagnostic précoce du lupus, a été recommandée dimanche à Kinshasa, en République démocratique du Congo(RDC), par la Société congolaise de rhumatologie, dans un entretien, à l’occasion de la Journée mondiale de cette maladie, célébrée chaque le 10 mai. 

« Nous recommandons à l’Etat congolais, de mettre en place des politiques publiques qui visent le diagnostic précoce du lupus. Cette maladie présente dans notre communauté, est associée à de multiples complications pouvant être potentiellement mortelles », a déclaré le Dr Aldo Mavinga, rhumatologue et secrétaire de la Société Congolaise de Rhumatologie. 

« Nous leur suggérons également de s’impliquer pour rendre disponibles les différentes modalités thérapeutiques qui varient du plus simple au plus complexe, afin d’améliorer la qualité de vie des malades », a-t-il ajouté. 

Selon ce spécialiste, 90% des patients atteints du lupus sont de sexe féminin, âgée de 15 et 45 ans.

Cette maladie, a-t-il dit, touche la jeune femme en âge de procréer. Elle peut intéresser très rarement le sexe masculin souvent dans une forme très sévère.

Il a expliqué que le lupus est une maladie auto-immune chronique, c’est-à-dire que le système immunitaire attaque ses propres tissus, provoquant l’inflammation et dommages aux organes tels que la peau, les articulations, les reins, le cœur, les poumons etc. 

« Ses manifestations cliniques sont très variées, c’est pourquoi elle est appelée maladie à milles visages, car chaque malade la développe en sa manière. Ses symptômes sont notamment : les douleurs articulaires, la fatigue intense, des lésions cutanées pouvant siéger jusqu’au visage, une anémie, la fièvre, le gonflement des pieds etc. », a-t-il dit.

Le Dr Mavinga a fait savoir que le lupus est de cause inconnue, mais il existe de nombreux facteurs de risques incriminés tels que l’exposition aux rayons solaires, le tabac, les infections virales, les implications hormonales …

« Le lupus est une maladie chronique, sa prise en charge s’inscrit dans la durée, ainsi le patient et tout son entourage devront accepter et intérioriser cette situation », a-t-il soutenu. 

Pour lui, la meilleure prise en charge passe par un diagnostic précoce en fonction des symptômes cités ci-dessus, et aussi en utilisant des médicaments disponibles dans le milieu pour la contrôler.

Le Dr Mavinga a souligné que la prise en charge reste multidisciplinaire, dont le rhumatologue se retrouve au centre. Il est accompagné des dermatologues, néphrologues, cardiologues, parce que plusieurs organes peuvent être atteints.

Il a, à cette occasion, appelé la population, à se faire consulter le plus tôt possible devant les manifestations cliniques pouvant inclure les symptômes du lupus.

ACP/C.L.

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