L’okapi
Kinshasa, 11 mai 2026 (ACP).- La déforestation et le braconnage ont été présentés parmi les principales menaces pesant sur les espèces animales en République démocratique du Congo, a alerté lundi au cours d’un entretien à Kinshasa un environnementaliste, à l’occasion de la Journée mondiale des espèces menacées.
« Le braconnage est une chasse illégale destinée à la viande, à l’ivoire ou au commerce d’animaux. La déforestation, liée notamment à l’exploitation du bois, à l’agriculture et aux activités minières, détruit les habitats naturels. Les conflits armés perturbent également les zones protégées et favorisent la chasse illégale, sans oublier la pollution des eaux et des sols », a déclaré le professeur Augustin Ngé, environnementaliste.
Selon lui, le changement climatique modifie les habitats naturels tandis que l’exploitation minière détruit plusieurs écosystèmes. Ces menaces mettent en danger non seulement les animaux, mais aussi l’équilibre de la nature et la vie des populations humaines.
Cet expert a souligné que la RDC possède une biodiversité exceptionnelle, mais que plusieurs espèces animales sont aujourd’hui menacées d’extinction.
« Parmi les espèces concernées figurent notamment le gorille des montagnes, présent dans les Virunga et menacé par le braconnage ainsi que par la destruction de son habitat, le bonobo, victime de la chasse et de la déforestation, l’éléphant de forêt, chassé pour l’ivoire, ainsi que l’okapi, animal emblématique du pays, menacé par l’exploitation des forêts et les conflits armés », a-t-il indiqué.
Il a également cité le rhinocéros blanc du Nord, presque disparu, le chimpanzé, victime du commerce illégal et de la perte de son habitat, ainsi que certaines espèces de crocodiles, d’oiseaux et de poissons également en danger.
Pour protéger ces espèces, l’environnementaliste a recommandé plusieurs actions, notamment le renforcement de la protection des parcs nationaux tels que le Parc des Virunga et la Réserve de faune à okapis, la lutte contre le braconnage grâce aux gardes forestiers et à l’application des lois, la sensibilisation de la population à l’importance de la biodiversité, le reboisement et la protection des forêts.
M. Ngé plaidé pour l’interdiction du commerce illégal d’animaux sauvages, la promotion du tourisme écologique afin de financer la conservation de la faune, ainsi que l’éducation des jeunes à la protection de la nature.
ACP/C.L.

