Inongo, 17 septembre 2026 (ACP)*.- Le gouverneur de la province du Maï-Ndombe (sud-ouest de la République démocratique du Congo), Lebon Nkoso Kevani, a posé jeudi la première pierre pour la construction d’un centre de santé moderne à Bobangi, village situé à 6 kilomètres d’Inongo, chef-lieu de la province.
« Nous posons cette pierre pour les peuples autochtones et pour la sécurisation de leurs terres », a déclaré le gouverneur Lebon Nkoso Kevani, après la cérémonie, rassurant ainsi la communauté de Bobangi sur la réalisation effective de cet ouvrage.
Selon lui, ce centre de santé répond à une demande exprimée par les peuples autochtones et bénéficiera également aux communautés bantoues des environs. Il a indiqué que trois structures sanitaires modernes sont prévues, notamment à Bobangi, à Mpendjwa dans le territoire de Kiri et à Oshwe.
« Nous ne sommes pas venus faire de la figuration, mais bien pour concrétiser ce qui doit être fait ici », a-t-il affirmé, précisant que les travaux devraient démarrer prochainement avec une priorité accordée à la main-d’œuvre locale issue de la communauté autochtone.
Le gouverneur a également fait savoir que le projet bénéficiera de l’accompagnement de la Banque mondiale, du ministère national de l’Environnement et de l’UC-PIF, ajoutant que certains matériels ont déjà été achetés et seront acheminés à Inongo.
Avant la pose de la première pierre, le point focal provincial du Réseau des populations autochtones et locales pour la gestion durable des écosystèmes forestiers (REPALEF), Jérôme Nsosombo, a salué cette initiative, estimant qu’elle constitue un début concret dans l’amélioration des conditions de vie des peuples autochtones.
« Pour la pose de cette première pierre, nous sommes très contents : c’est un point de départ, et tout commence ainsi. Mais nous voulons que cette fois-ci, ne soit pas une illusion », a-t-il déclaré.
M. Nsosombo a rappelé que Bobangi, situé à proximité d’Inongo, ne dispose pas encore de poste de santé, obligeant les habitants à se rendre à l’hôpital général, en cas de problème de santé. Il a souhaité que la construction annoncée se concrétise conformément aux besoins identifiés avec les communautés autochtones.
Il a, par ailleurs, relevé que cette initiative intervient dans le cadre des actions soutenues notamment par le partage des bénéfices, dont les 2 % destinés aux peuples autochtones, exprimant l’espoir de voir les résultats de ce projet se matérialiser sur le terrain. ACP/KO./IYA

