Kinshasa, 15 octobre 2026 (ACP).- Les travaux de la République démocratique du Congo (RDC) sur les maladies rénales pédiatriques ont été présenté à Bordeaux et Paris en France, lors de deux grands rendez-vous scientifiques internationaux consacrés à ces pathologies a appris l’ACP, jeudi de l’expert intervenant, joint au téléphone.
« J’ai eu l’opportunité de participer à deux grands rendez-vous scientifiques internationaux consacrés aux maladies rénales : le congrès de l’European Society for Paediatric Nephrology (ESPN), organisé à Bordeaux, en France, et celui de la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation (SFNDT), à Paris. Ces deux rencontres ont été l’occasion de présenter plusieurs travaux issus de nos recherches sur l’atteinte rénale aiguë chez l’enfant, en particulier celle associée au paludisme grave, ainsi que sur les facteurs susceptibles d’influencer la gravité de cette maladie et le devenir des enfants qui en sont atteints », a déclaré Dr Therance Matoka, néphrologue pédiatrique aux cliniques universitaires de Kinshasa.
Lors du congrès de l’ESPN à Bordeaux axé sur le thème : améliorer le diagnostic et comprendre les facteurs de gravité, l’expert de la RDC a présenté oralement deux travaux scientifiques.
Le premier portait sur l’utilisation de la « NGAL urinaire », un biomarqueur qui peut être détecté dans les urines et qui renseigne sur les lésions rénales. L’objectif était d’évaluer l’intérêt d’un test rapide sous forme de bandelette pour identifier les enfants présentant une atteinte rénale aiguë associée au paludisme grave.
Le deuxième travail concernait le gène « APOL1 », dont certaines variantes sont associées à une susceptibilité accrue à différentes maladies rénales.
Au congrès de la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantationà Paris, il a été question de comprendre la survie et le devenir rénal des enfants, l’expert a présenté une communication orale consacrée à la survie et au devenir rénal après un épisode d’atteinte rénale aiguë chez l’enfant, à partir d’une cohorte de 527 enfants en Afrique subsaharienne.
Le Dr Matoka a également présenté un poster scientifique sur les variantes à risque du gène « APOL » et leur association avec la sévérité de l’atteinte rénale aiguë chez l’enfant en Afrique subsaharienne.
En RDC, les enfants atteints d’infections graves peuvent développer des complications rénales parfois difficiles à détecter à temps. ACP/EO

