Kinshasa, 10 octobre 2025 (ACP).- Les signes de danger à surveiller pendant la grossesse, dans le cadre de la prévention de la mortalité maternelle et néonatale, ont été expliqués lors d’un entretien vendredi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, par la présidente provinciale des sages-femmes de la ville de Kinshasa.
«La femme doit connaître les signes de danger d’une grossesse pour prévenir les décès maternels et néonataux. Parmi ces signes, il y a notamment les maux de tête sévères et répétés, la fièvre, le gonflement des pieds et des mains, les démangeaisons au niveau de l’appareil génital, l’absence de mouvement du fœtus, les saignements et la perte des eaux avant la maturité de la grossesse», a déclaré Mme Lydie Mawelo, présidente provinciale des sages-femmes.
Elle a ajouté que d’autres signes doivent également alerter la femme enceinte, notamment l’hypertension artérielle, le changement subit de la vision et les infections urinaires accompagnées de brûlures.
«La femme enceinte doit consulter immédiatement un professionnel de santé en cas d’apparition de l’un de ces signes», a-t-elle recommandé.
Pour Mme Mawelo, la gratuité de la maternité et des soins du nouveau-né figure parmi les solutions clés à la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale.
Comme moyens de prévention, elle a préconisé la promotion des soins obstétricaux et néonataux d’urgence (SONU), la planification familiale qui peut réduire jusqu’à 30% le taux des décès maternels, la présence d’un personnel qualifié lors de l’accouchement, ainsi que la revue des décès maternels et néonatals suivie d’une riposte adaptée.
Elle a également rappelé que parmi les principales causes de décès maternels figurent l’hémorragie du post-partum, l’éclampsie, la pré-éclampsie, ainsi que des causes indirectes telles que le VIH et la malaria. À cela s’ajoutent les quatre “trop”: grossesses trop nombreuses, trop rapprochées, trop jeunes et trop tardives.
ACP/ODM

