Muanda, 26 juillet 2026 (ACP).- La communauté locale vivant aux alentours du Parc marin de mangroves à Muanda, dans le Kongo central (sud-ouest de la République démocratique du Congo), a été impliquée dans la sensibilisation pour la protection de cette végétation, lors d’une conférence organisée samedi à l’occasion de la journée mondiale des mangroves, a constaté l’ACP.
« …si on détruit les mangroves, il n’y aura plus de pêche, parce que la mangrove est la maternité des poissons, des crabes et des tortues marines. Sur le plan climatique, il y aura une accentuation des émissions de gaz à effet de serre et une hausse des températures. Après l’effondrement de la pêche et de l’alimentation, viendront la baisse des revenus, la précarité, les maladies, la pollution et une plus grande vulnérabilité. À la fin, cela se traduira par une réduction de l’espérance de vie. Détruire les mangroves, ce n’est pas seulement couper des arbres. C’est empoisonner notre eau, vider nos assiettes, appauvrir nos familles et nous exposer sans protection face aux tempêtes », a déclaré l’ingénieur Floribert Mbudi, lors de cette conférence organisée par le Centre culturel Perenco, en partenariat avec Socitel, une société d’ingénierie touristique éco-environnemental et culturel.
Cette conférence à laquelle ont pris part les population de Kinsongo, Malela, et d’autres villages limitrophes du Parc, a été organisée autour du thème « La préservation des écosystèmes des mangroves en RDC face au changement climatique et leur valorisation durable par l’écotourisme>>.
L’intervenant a souligné en présence de quelques membres des communautés locales que les mangroves sont un sanctuaire pour nombreuses vies dont les crabes, les tortues marines, les crocodiles, les lamantins, des oiseaux voyageurs ainsi que d’autres types des poissons rares. La destruction de cette végétation entraîne l’exode de ces espèces qui vivent en complémentarité dans un écosystème.
Cette végétation qui permet également de soigner certaines maladies et de stabiliser l’érosion de la falaise continue de faire face à des menaces de destruction dûes principalement à la construction anarchiste et l’activité paysanne dans les espaces protégés du Parc marin de Mangroves. ACP/M.M.

