Kinshasa, 3 juillet 2026 (ACP).- La mise en place d’une approche multisectorielle combinant les mesures juridiques et éducatives pour lutter contre les sacs plastiques en République démocratique du Congo(RDC), a été préconisée vendredi à Kinshasa auprès de l’ACP par un environnementaliste, à l’occasion de la Journée mondiale sans sac plastique, célébrée le 3 juillet de chaque année.
« La réduction des sacs plastiques à usage unique en RDC nécessite une approche combinant des mesures juridiques, économiques, techniques et éducatives. Les principaux mécanismes sont les suivants, notamment faire appliquer strictement l’interdiction de production, d’importation, de commercialisation et de distribution des sacs plastiques non biodégradables, conformément à la réglementation nationale », a déclaré professer Augustin Ngé Okwe, environnementaliste.
.Le professeur Ngé a fait savoir qu’il est nécessaire de renforcer les contrôles aux frontières, dans les marchés, les supermarchés et les unités de production, afin de limiter la circulation de ces sacs plastiques.
« Mettre en place une fiscalité écologique, par exemple une taxe sur les sacs plastiques encore autorisés afin de décourager leur consommation », a-t-il recommandé.
Pour pallier à cette situation, cet expert a encouragé la fabrication locale des sacs réutilisables en tissu, en raphia, en papier ou en matières biodégradables.
Il a appelé les autorités à soutenir les entreprises qui transforment les déchets plastiques en pavés, mobiliers urbains ou autres produits utiles, afin de réduire significativement l’usage de ces sacs.
Quelques recommandations
En outre, ce expert a recommandé le développement des systèmes de collecte, de tri et de recyclage des déchets plastiques en partenariat avec les collectivités locales et le secteur privé, l’organisation des campagnes permanentes de sensibilisation dans des écoles, des universités, des médias, des églises et des marchés sur cette thématique.
« Autorités d’appliquer rigoureusement les lois existantes sur les sacs plastiques, de soutenir financièrement les producteurs d’emballages biodégradables, d’investir dans le recyclage et la valorisation des déchets plastiques, d’intégrer l’éducation environnementale dans les programmes scolaires, d’impliquer les collectivités territoriales, les entreprises, les organisations de la société civile et les communautés locales dans les actions de lutte contre la pollution plastique, de promouvoir l’économie circulaire afin que les déchets deviennent une ressource économique créatrice d’emplois, d’encourager chaque citoyen à adopter des sacs réutilisables et des comportements responsables », a-t- il dit.
Selon lui, la lutte contre les sacs plastiques à usage unique n’est pas seulement une question environnementale, c’est aussi un enjeu de santé publique, de développement durable, de protection de la biodiversité et d’amélioration du cadre de vie.
« La RDC dispose des ressources, des compétences et du cadre réglementaire nécessaires pour réussir cette transition, à condition que les pouvoirs publics, le secteur privé et les citoyens agissent ensemble de manière cohérente et durable », a-t- il dit.
La Journée mondiale sans sac plastique vise à sensibiliser les populations aux effets néfastes des sacs plastiques à usage unique sur l’environnement, à protéger la biodiversité terrestre et aquatique, à diminuer les émissions de gaz à effet de serre liées à la production du plastique et à encourager les citoyens à adopter des sacs réutilisables.
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