Beni, 19 juin 2026(ACP).- Les membres de l’association des mamans commerçantes du Congo exerçant au marché central de Beni, au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), ont réaffirmé leur engagement vendredi à lutter contre la maladie à virus Ebola, selon les sources associatives.
« Nous sensibilisons régulièrement les vendeuses et les clients à l’importance des mesures préventives. Nous veillons à ce que des dispositifs de lavage des mains soient disponibles aux entrées et à des points stratégiques du marché, et nous encourageons chacun à les utiliser avant d’entrer aux marchés ou poursuivre ses activités. Nous expliquons calmement les gestes de prévention, comme le lavage régulier des mains, l’importance d’éviter tout contact avec une personne malade et la nécessité de signaler rapidement les symptômes suspects aux services de santé », a expliqué Mme Mughole Kazi, présidente de l’association des mamans commerçantes du Congo (Amacco-Beni).
Elle a indiqué que l’objectif est d’informer sans créer la peur en rappelant que le respect des consignes permet de réduire les risques de contamination. « Nous insistons sur la vigilance de tous », a-t-elle signifié. Ayant un accès direct auprès d’un large public et conscientes de leur position, les membres de l’Amacco ont mis en place une cellule de sensibilisation qui sillonne les allées du marché pour rappeler aux clients les gestes essentiels, notamment le lavage régulier des mains, l’interdiction de se serrer la main et signalement rapide de tout cas suspect.
« Nous sommes des mères et des éducatrices. Si une femme est informée, c’est toute sa famille et tous ses clients qui le sont. Nous invitons également les clients et d’autres vendeurs ou vendeuses à poser leurs questions afin de répondre à leurs préoccupations et de limiter la propagation des fausses informations », a ajouté Mme Marie Kavira, membre de la cellule de sensibilisation de l’Amacco.
En unissant leurs forces, les femmes commerçantes prouvent que la riposte ne se limite pas aux hôpitaux, mais qu’elle commence dans les quartiers et sur les places publiques pour protéger l’ensemble de la communauté. Les méthodes les plus efficaces pour convaincre les plus sceptiques est de faire confiance aux centres de traitement et aux équipes médicales. Il est d’abord essentiel de communiquer avec transparence et de manière respectueuse. Les témoignages de personnes guéries, les séances de formation communautaires et l’implication des leaders locaux peuvent renforcer la confiance. Il est aussi important d’expliquer que les centres de traitement sont là pour offrir une prise en charge adaptée et contribuer à protéger les familles et la communauté entière et que les services sanitaires publics restent les seuls remparts, a poursuivi la présidente de l’Amacco/Beni. Actuellement à Beni, les femmes commerçantes sont des actrices dans la lutte contre le virus Ebola, grâce à leur forte influence sociale et leur présence quotidienne dans les marchés. ACP/L V/kms

