Butembo, 15 septembre 2025 (ACP).- Le nombre des malades du VIH/sida pourrait augmenter dans les prochains jours dans le Nord-Kivu, (Est de la République démocratique du Congo), suite à la guerre, s’est inquiété lundi dans un entretien, le coordonnateur du Programme national de lutte contre le VIH/SIDA (PNLS) à la division provinciale de la santé (DPS), antenne de Butembo.
« Pour le moment, par rapport au VIH, nous pouvons noter que la guerre nous a perturbé. Nous craignons le fait que le nombre des malades pourrait augmenter dans les prochains jours. Vous savez que lorsque quelqu’un tombe ou il est contaminé, ce n’est pas le même jour qu’il le découvre, il faut à peu près 40 jours. Il faut aussi un certain temps pour que les signes commencent à apparaître et c’est à ce moment-là que le malade pourra se présenter », a alerté le Dr Nicaise Mathe, coordonnateur du PNLS au sein de la DPS, antenne de Butembo.
Il a précisé que les Infections sexuellement transmissibles (IST) sont aussi en hausse dans les zones sous occupation de l’AFC/M23, notamment Nyiragongo, Karisimbi, Goma et Masisi, avec des conséquences sur d’autres provinces qui ont vu leur prévalence augmenter jusqu’à 16%.
Le Dr Nicaise Mathe a rassuré de la disponibilité des antirétroviraux jusqu’en 2030 grâce aux accords entre les partenaires techniques-financiers et la RDC bien que quelques difficultés d’approvisionnement de certains intrants, ont été enregistrées lorsque l’aéroport de Goma a été fermé. Les partenaires ont déjà refait leur chemin d’approvisionnement en intrants, notamment les antirétroviraux, les antituberculeux et les autres médicaments dans la partie sous contrôle du gouvernement. ACP/JF

