Kinshasa, 9 mai 2023 (ACP).- Aucun décès dû au paludisme n’a été enregistré au premier trimestre de l’année 2023 dans la zone de santé de N’djili à Kinshasa en République démocratique du Congo, a fait savoir mardi le médecin chef de cette zone, le Dr Edouard Bolamba Ghelogo, au cours d’un entretien avec l’ACP.
« Pour le 1er trimestre de cette année, la zone de santé de N’djili a notifié un total de 65.553 cas et aucun décès. Contrairement à 2022, la zone avait enregistré 166.123 cas et 8 décès durant toute l’année», a souligné ce médecin.
Le Dr Bolamba a signalé que ces cas sont dus notamment au fait que l’équipe cadre de la zone de santé dispose d’un système de surveillance épidémiologique assez dynamique et fonctionnelle. Cette équipe, a-t-il dit, s’appuie sur la stratégie de surveillance à base communautaire en essayant de remonter un peu plus des données produites par les relais communautaires jusqu’au bureau central de la zone de santé, en passant par les établissements de soins de santé.
Le médecin chef de zone de santé de N’djili, qui est également un paludologue, a défini le paludisme comme une maladie parasitaire causée par un parasite du genre plasmodium et transmise par la piqure d’un moustique femelle du genre anophèle.
« La zone de santé de N’djili est l’une des 35 ZS de Kinshasa qui supporte le poids de cette endémie en termes de morbidité, c’est-à-dire, nombre des cas notifiés et de décès enregistrés », a-t-il affirmé.
Pour réduire l’incidence des cas de paludisme dans cette zone de santé, il a recommandé des stratégies majeures d’interventions contre le cette maladie notamment la prévention multiple, la prise en charge des cas selon les normes de la politique nationale, et la surveillance épidémiologique.
Pour cela, il a invité la population à faire bon usage des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action afin de se protéger et de protéger leurs proches pour éviter d’attraper la malaria, qui est une source d’appauvrissement des ménages par ses conséquences socio-économiques. Il a exhorté les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans à utiliser les services de consultations prénatales (CPN) et de consultations préscolaires (CPS) où la prise en charge est gratuite pour les interventions liées au paludisme.
Il a aussi invité la population à assainir l’environnement intra et péri domiciliaire.
Le paludologue Bolamba a appelé les femmes enceintes (cibles prioritaires de la lutte contre la maladie comme les nouveau-nés) à répondre aux rendez-vous médicaux pour une bonne prise en charge. Ce médecin a, en outre, insisté sur l’engagement communautaire et a appelé le gouvernement ainsi que les partenaires techniques et financiers à mobiliser plus de ressources en vue d’atteindre la couverture universelle pour diminuer le nombre de cas dus au paludisme, voire pour son éradication en RDC.
ACP/Kayu

