Santé mentale en RDC : plaidoyer des ONG en faveur d’une loi spécifique

Kinshasa, 9 mai 2023 (ACP).- Une réunion préparatoire du plaidoyer à mener auprès du Parlement congolais en faveur d’une proposition de loi spécifique relative à la santé mentale en en République démocratique du Congo (RDC) a été organisée mardi à Kinshasa par le Réseau des ONG d’action en santé mentale (ROASAM Asbl).

« Nous nous sommes réunis pour préparer des stratégies en matière de plaidoyer en faveur de la proposition de loi relative à la santé mentale en RDC », a déclaré à la presse, le Pr Daniel Okitundu Luwa, conseiller national  en santé mentale du ROASAM Asbl.

La santé mentale, a-t-il indiqué, fait figure de parent pauvre en RDC, alors  que le pays est confronté à plusieurs situations qui font qu’il y a expansion des pathologies sociales et mentales. « Il faut absolument une législation sur la santé qui prend  en compte l’aspect de la santé mentale pour le bien-être de la population et pour le développement », a soutenu le Pr Okitundu.

« La législation est encore muette en RDC en ce qui  concerne la santé mentale. C’est la raison pour laquelle le ROASAM a élaboré une proposition de loi sur la santé mentale que nous devons soumettre au  Parlement pour être adoptée, puis promulguée, afin de doter le pays d’une loi sur l’organisation de cette branche de la santé », a expliqué le coordonnateur national du Réseau des ONG d’action en santé mentale, ROASAM Asbl, le Pr Ally Ndjukendi Omba. Le ROASAM bénéficie dans ce processus de l’appui de l’ONG internationale OSISA.

Ce Réseau déplore le fait que la loi cadre fixant les principes fondamentaux relatifs à l’organisation de la santé publique en RDC, promulguée par le Chef de l’Etat en 2018, ne dispose d’aucun titre ni chapitre du sous-secteur Santé mentale.

La RDC dispose certes d’un Centre neuro psychopathologique (CNPP) à Kinshasa et d’un Programme national de santé mentale (PNSM) au sein du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévention. Mais le ROASAM constate que les projets de santé mentale sont négligés ou en souffrance. Depuis plusieurs décennies, il n’existe pas de budget national spécifique à ce sous-secteur de la santé.

ACP/Kayu

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