Kinshasa, 22 mars 2026(ACP)- La nécessité de l’intégration des contributions des peuples autochtones pygmées (PAP) dans la version finale du document de Politique forestière nationale (PFN), a fait objet d’une séance technique samedi organisée à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« C’est une séance technique d’échange et de plaidoyer avec les experts et staff du Cabinet du ministre de l’environnement sur l’intégration et le maintien des contributions des PAP dans la version finale du document de PNF car l’évolution de la gouvernance forestière en RDC traverse une phase de mutation structurelle sans précédent, marquée par la volonté de concilier les impératifs de développement économique, de conservation de la biodiversité et de respect des droits des populations autochtones et communautés locales », a déclaré Lele Nyami, conseiller en charge des forêts et conservation du ministre de l’Environnement et Développement durable.
« La réunion de concertation tenue à Kinshasa en février 2026, sous l’égide du Réseau des organisations des peuples autochtones et locales pour la gestion durable des écosystèmes forestiers (REPALEF-RDC), en collaboration avec Alliance nationale d’appui et de promotion des aires et territoires conservés par les Peuples autochtones et Communautés locales ANAPAC RDC, a mis en exergue des lacunes persistantes dans la prise en compte des aspirations profondes des Peuples Autochtones Pygmées (PAP) au sein des documents provisoires de la PFN >, a-t-il dit.
M.Nyami a fait savoir que le processus de formulation de la PFN, initié pour combler un vide stratégique laissé par l’absence d’une vision unifiée depuis l’adoption du Code Forestier de 2002, se trouve à une étape charnière.
Il a, au nom de la ministre de l’Environnement remercié la délégation des PAP pour leur participation à cette activité . < Placer les PAP non seulement comme les partenaires clés dans le processus de protection des forêts, mais également comme les premiers bénéficiaires des retombées de la manne forestière en RDC. D’où, leur implication dans le processus d’élaboration de la PNF n’est sans nul doute une faveur, mais au contraire un droit et une obligation pour l’Etat congolais », a t’il insisté.
De son côté, Joseph Itongwa, Président du conseil d’administration de la Plateforme REPALEF RDC, a présenté les enjeux de l’intégration des contributions des PACL.
« Pour les PAP et les communautés locales, l’enjeu dépasse la simple gestion des ressources ligneuses. Il s’agit de la reconnaissance de leurs droits coutumiers, de leur souveraineté sur leurs territoires ancestraux et de leur participation effective à la gouvernance, conformément au principe du Consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP)», a-t-il dit.
Selon les organisateurs, cette séance technique, ayant regroupé les délègues des PAP, les membres du cabinet du ministre de tutelle, les directeurs en charge des forêts, les membres du qecrétariat général à l’Environnement et les membres de la cellule en charge de la rédaction de la PFN, a permis aux intéressés de présenter les ajouts dans le ce document dont la promotion des autres mesures efficaces de conservation par zone.
ACP/ C.L.

