Kinshasa, 9 Avril 2026 (ACP).- Une formation en renforcement des capacités sur la mise en œuvre de l’approche « One health », une santé, a été lancée jeudi en faveur des acteurs de la santé à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasai Oriental, dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC).
« Je crois que cette formation sur l’approche Une sante qu’on appelle « One health » est très importante par rapport à notre secteur ou dans notre activité au quotidien dans le secteur environnemental. C’est pour dire qu’avec cette formation, nous comprenons que le secteur est impliqué à jouer pleinement son rôle dans la lutte contre les différentes maladies surtout celles qui sont liées à l’assainissement du milieu puisse qu’il y a beaucoup de maladies lorsque les milieux ne sont pas assainis ou les milieux sont vraiment malsains >, a soutenu le Dr Daniel Kabandi, chef de bureau à la coordination provinciale de l’Environnement.
M. Kabandi a précisé qu’il y a la résurgence de beaucoup de maladies, entre autres le choléra, la fièvre typhoïde, la dysenterie, etc, ajoutant que c’est pour cela que cette formation, qui s’inscrit dans le cadre du projet Décentraliser et rendre opérationnelles les plateformes Une Santé Doperaus, est d’une importance capitale pour ce secteur.
Pour ce médecin, qui est également membre de la commission de coordination Une Santé, cette étape a permis de mieux cerner les défis spécifiques auxquels font face les différents domaines, notamment la santé humaine, animale, végétale et environnementale.
« La journée d’aujourd’hui a été concentrée sur ces points essentiels : l’identification des problèmes prioritaires de chaques secteurs. Deux présentations ont fait l’objet de cette thématique à savoir : la présentation sur le projet Doperaus et le contrôle intégré des maladies émergentes et re- émergentes à l’interface homme-animal-plante et environnement. Comment chaque secteur intervient dans la gestion des maladies, on a fait la technique de brainstirming pour écouter chaque secteur avec ce problème, on a parlé de l’approche une santé c’est-à-dire démontrer l’interconnexion qu’il y a entre les différents secteurs », a-t-il insisté.
Renforcement des capacités en collecte numérique des données
Par ailleurs, dans le cadre du projet Doperaus, une session de formation de trois jours est organisée dans la même ville au profit des chercheurs et acteurs de terrain, sous la facilitation de l’ingénieur Grâce Wanet, data manager du projet.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités en collecte numérique des données, conformément aux principes de l’approche « Une Santé », a-t-il affirmé.
Selon la source, cette formation axée sur l’utilisation d’outils modernes, a permis aux participants d’acquérir des compétences pratiques pour améliorer la qualité, la fiabilité et la rapidité de la collecte des données sur le terrain< grâce à l’application « Epicollect5 », un des principaux outils exploités, offrant des solutions adaptées aux exigences actuelles de la surveillance sanitaire intégrée.
Les travaux se déroulent à travers des sessions théoriques et pratiques, complétées par des exercices de validation des outils d’enquête. Cette méthodologie a permis d’harmoniser les questionnaires, de renforcer la coordination entre les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale, et de mettre en place un dispositif opérationnel efficace pour la collecte conjointe des données et des échantillons.
L’ensemble des activités se déroule sous la supervision du Professeur Justin Masumu, coordonnateur-pays du projet « Décentraliser et rendre opérationnelles les plateformes Une Santé » (DOPERAUS) au sein de l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB).
Cette rencontre visant à renforcer la collaboration avec les acteurs de terrain et à soutenir la mise en œuvre efficace de l’approche Une Santé, est financée par le Centre de recherche pour le développement international (CRDI) du Canada, est organisée à l’intention des médecins chefs de zone de sante, des inspecteurs communaux de secteur de la santé animale et végétale, ainsi que des superviseurs communaux de l’environnement. ACP/C.L.

