«Protéger l’ozone, c’est offrir à notre jeunesse un environnement sain» (ministre de l’Environnement)

Kinshasa, 16 septembre 2025 (ACP).- La protection de la couche d’ozone constitue un investissement pour l’avenir, en offrant à la jeunesse un environnement sain, a fait savoir la ministre de l’Environnement dans un message, mardi à Kinshasa, à l’occasion de la Journée internationale pour la protection de l’ozone.

«Protéger l’ozone, c’est investir dans notre avenir. C’est offrir à notre jeunesse un environnement sain, des perspectives de développement durable et la fierté de contribuer à une cause universelle. En unissant nos forces et notre détermination, nous pourrons protéger la couche d’ozone, lutter contre le changement climatique et préserver notre bien commun : la planète Terre», a déclaré Mme Marie Nyange ministre de l’Environnement, développement durable et de la nouvelle économie du climat.

La ministre a fait savoir que l’amendement de 2019 relatif aux hydrofluorocarbures (HFC) a ouvert la voie à des alternatives plus respectueuses de l’environnement. À cet égard, elle a souligné que le secteur du froid et de la climatisation se trouve au cœur de cette problématique.

«Bien que certains de ses produits soient nocifs pour l’atmosphère, ce secteur demeure essentiel à notre développement socio-économique, car il garantit le confort dans nos habitations, bureaux, véhicules et avions, la conservation des denrées alimentaires dans les chambres froides, supermarchés, boucheries et morgues, ainsi que la préservation des vaccins, médicaments et produits de laboratoire», a-t-elle expliqué.

Selon elle, le thème retenu en 2025, «De la science à l’action globale», rappelle à la communauté nationale et internationale que seule une action collective, éclairée par la science, peut relever les défis planétaires. Elle a indiqué que les résultats sont encourageants, la couche d’ozone montrant aujourd’hui des signes tangibles de rétablissement, preuve que la coopération internationale produit des effets positifs.

Appel à la ratification de l’amendement sur les hydrofluorocarbures

Par ailleurs, Mme Marie Nyange a invité les parlementaires de la RDC à ratifier l’amendement sur les HFC, estimant que la lutte contre le réchauffement climatique n’est pas seulement l’affaire des gouvernements, mais la responsabilité de chaque Congolais.

Elle a également lancé un appel aux scientifiques et chercheurs pour qu’ils continuent à éclairer et sensibiliser la société ; aux importateurs de réfrigérants pour qu’ils respectent strictement les normes nationales ; aux services de contrôle et d’inspection pour qu’ils veillent à l’application rigoureuse des lois ; ainsi qu’aux techniciens et professionnels du froid et de la climatisation pour qu’ils adoptent des pratiques responsables et durables.

En 1987, le monde s’était uni autour du Protocole de montréal, un accord historique qui a permis de réduire drastiquement l’utilisation des substances appauvrissant la couche d’ozone, telles que les chlorofluorocarbures (CFC). Grâce à cet engagement collectif, la science confirme aujourd’hui que la couche d’ozone est en voie de guérison. Toutefois, cette victoire reste fragile et exige vigilance, discipline et innovation.

ACP/Héritier Matenga

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