RDC: des professionnels de santé outillés à la prise en charge des cancers gynécologiques

Kinshasa, 18 septembre 2026(ACP).- Des professionnels de santé de la République démocratique du Congo(RDC), ont été outillés à la prise en charge des cancers gynécologiques, lors d’une session éducationnelle sur « la prévention, le diagnostic et l’innovation thérapeutique  de ces pathologies », organisée samedi à Kinshasa. 

« La session d’aujourd’hui vise à renforcer les connaissances et les pratiques cliniques des professionnels de santé, depuis la prévention et le diagnostic précoce, jusqu’au traitement, en passant par les soins de support et à l’accompagnement global des patientes. Elle constitue également un espace d’échange scientifique, de partage d’expérience et de promotion des pratiques fondées sur les données scientifiques », a déclaré professeur Alex Mutombo, président de Congo cancer Fondation, une ONG de lutte contre les cancers. 

« En renforçant les compétences des professionnels et la collaboration entre les différents acteurs de l’oncologie, nous contribuerons non seulement à améliorer les résultats pour les patientes mais également à consolider durablement notre système de santé », a-t-il ajouté. 

Selon lui, le manque d’information, la peur, la stigmatisation, des difficultés d’accès au dépistage et l’insuffisance des ressources spécialisées constituent les défis à relever. 

« Face à cette réalité, notre réponse doit être  collective, le cancer n’est pas une maladie que nous pouvons affronter seul, ce n’est pas un parcours que le patient doit effectuer seul, ce n’est pas non plus une affection que le médecin peut traiter seul. La lutte contre le cancer exige une prise en charge multidisciplinaire associant gynécologues, oncologues, chirurgiens anatomopathologistes, radiologues, infirmiers psychologues, acteurs communautaires sans oublier les décideurs et les partenaires », a dit le Professeur Mutombo. 

De son côté le professeur Andy Mbangamba, vice-doyen de l’enseignement à la faculté de médecine de l’Université de Kinshasa, a, à son tour, indiqué que les cancers gynécologiques représentent une part importante de la morbidité et de la mortalité chez la femme. Leur prise en charge exige une actualisation permanente des connaissances, et une coordination interdisciplinaire entre gynécologues- obstétriciens, cliniciens, chirurgiens, anatomopathologistes, psychologues et acteurs de santé communautaire.

Pour lui, cette session a été conçue comme un cadre d’apprentissage bien structuré permettant notamment, d’actualiser les données numériques dans notre contexte africain; de revisiter les méthodes des diagnostics et les systèmes de starification; de renforcer les compétences en option thérapeutique qu’elles soient médicales, chirurgicales ou préventives; d’aborder des thématiques souvent négligées telles que les aspects psychologiques ou la prise en charge du cancer du col pendant la grossesse; et de favoriser une discussion interactive pour réaliser les pratiques sur les standards internationaux, tout en tenant compte des réalités de Kinshasa et des provinces.

« L’objectif général de cette journée est  d’améliorer la qualité des soins offert aux femmes en dotant les professionnels de santé que nous sommes des outils actualisés, scientifiquement validées et adaptés à nos ressources locales », a-t-il soutenu, avant de  remercier les experts qui ont accepté de partager leurs expériences ainsi que les partenaires institutionnels et industriels qui soutiennent cette initiative à savoir Pfize, Congo cancer foundation, la société congolaise de gynécologie-obstétrique (SCOGO) et la faculté de médecine de l’Université de Kinshasa.

ACP/Ma/Mub/ Mp/GNB

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