RDC : deuxième congrès d’endoscopie prévu du 15 au 18 juillet à Kinshasa

Kinshasa, 02 juillet 2026(ACP).- Le deuxième congrès d’endoscopie en République démocratique du Congo (RDC), placé sous le thème: ’’Chirurgie Minimale Invasive en Afrique : Innovations au service d’une pratique contextuelle et durable’’, est programmé du 15 au 18 juillet à Kinshasa, a appris l’ACP jeudi des organisateurs.

‎« La Fondation Daemmi Berlinde (FoDAB) en collaboration avec la Faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), organise le deuxième congrès d’endoscopie en RDC du 15 au 18 juillet à Kinshasa. L’objectif est de contribuer au développement de l’endoscopie au pays et particulièrement en apportant des solutions simples qui peuvent être utilisées comme innovations pour faciliter sa pratique dans nos conditions africaines », a déclaré Dr Emmanuel Nzau Ngoma, gynécologue obstétricien  et président du comité d’organisation du congrès.

‎Le Dr Nzau, qui est aussi professeur à la faculté de médecine de l’UNIKIN et président de la FoDAB, a expliqué que l’endoscopie est un examen médical qui permet de visualiser l’intérieur des cavités ou des organes creux du corps humain comme l’estomac, le côlon, l’utérus, les bronches… à l’aide d’un tube souple ou rigide muni d’une caméra, appelé endoscope. Elle permet de poser le diagnostic et réaliser des actes chirurgicaux légers sans incision, comme prélever un échantillon de tissu (biopsie), retirer des polypes ou stopper une hémorragie.

‎Il a par ailleurs souligné que ce congrès vise également à promouvoir et diffuser les avancées en chirurgie minimale invasive, renforcer les capacités techniques et scientifiques des professionnels de la santé africaine, faciliter le partage d’expériences, stimuler la recherche locale adaptée et plaider pour l’intégration de la chirurgie mini-invasive dans les politiques de santé publique et les programmes de formation en RDC.

‎Le président du comité d’organisation du congrès a fait savoir que cette rencontre s’adresse à un large public médical et institutionnel, notamment les médecins spécialistes comme les gynécologues, urologues, gastro-entérologues, anesthésistes-réanimateurs, etc.; les médecins généralistes et les médecins assistants en spécialisation; le personnel paramédical tels que les infirmiers, techniciens en endoscopie ou sages-femmes; les chercheurs et étudiants en sciences de la santé; les décideurs politiques, administrateurs de la santé, ainsi que les représentants de l’industrie pharmaceutique et des équipements médicaux.

‎« Le processus d’inscription se fait en ligne via un formulaire sur le site web dédié au congrès. Le participant doit y encoder ses informations et s’acquitter des frais d’inscription requis, variables selon la catégorie et la période précoce ou standard, par paiement électronique sécurisé (carte de crédit, transfert bancaire ou mobile money », a-t-il indiqué, avant de préciser que cette édition, met un accent particulier sur l’innovation adaptée aux réalités africaines et la durabilité de la pratique. Elle vise spécifiquement à catalyser l’intégration de ces technologies en tenant compte des contraintes locales (infrastructures, maintenance, accès aux consommables) et introduit des discussions pointues sur l’intelligence artificielle.

‎Organisée en 2023 sous le thème « De l’abnégation à l’endoscopie », la première édition du congrès d’endoscopie avait pour but principal d’inaugurer la plateforme en réunissant pour la première fois les experts nationaux et internationaux autour de la pratique globale de l’endoscopie. ACP/Ma/Mu

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