RDC : la biosphère, l’espace où l’homme apprend à vivre en harmonie

Kinshasa, le 04 novembre 2026 (ACP).- La biosphère a été définie comme un espace où l’homme apprend à vivre en harmonie avec la nature, selon un environnementaliste mercredi à Kinshasa capitale de la République démocratique du Congo à l’occasion de la Journée internationale des réserves de biosphère célébrée chaque année le 3 novembre

« La biosphères est un espace où l’homme apprend à vivre en harmonie avec la nature, sans détruire les ressources dont dépendent sa vie et son avenir »,a déclaré
Professeur Augustin Nge Okwe,
Expert en environnement, biodiversité et développement durable.

« Il faut distinguer la biosphère, qui représente l’ensemble des espaces où la vie existe sur Terre, des réserves de biosphère, qui sont des territoires reconnus pour promouvoir la conservation et le développement durable. Les réserves de biosphère jouent un rôle fondamental dans la protection de notre environnement et le maintien des équilibres écologiques », a- t-il poursuivi

Selon lui, les réserves remplissent trois grandes fonctions à savoir : la conservation de la biodiversité ; la protection des forêts, des espèces animales et végétales, des ressources en eau ainsi que des écosystèmes menacés ; favoriser le développement durable.

Elles permettent aux communautés locales de valoriser les ressources naturelles à travers l’agriculture durable, l’écotourisme et d’autres activités économiques respectueuses de l’environnement et la recherche scientifique et l’éducation environnementale.

Elles constituent de véritables laboratoires naturels permettant d’étudier les changements climatiques, la biodiversité et les interactions entre l’homme et la nature.

En République démocratique du Congo, la réserve de biosphère de Yangambi, dans la province de la Tshopo, illustre l’importance de ces espaces pour la recherche, la conservation forestière et le développement des communautés.
Les réserves de biosphère ne sont pas seulement des espaces de protection de la nature, elles constituent également des instruments de développement économique, scientifique et social, a- t-il ajouté.


 Appel à la responsabilité collective


Le professeur Ngé a, en outre, appelé la population congolaise à une responsabilité collective afin de protéger notre richesse tant menacée par la déforestation, l’exploitation non durable des ressources naturelles, les feux incontrôlés et les pressions humaines croissantes.

Nous devons donc passer d’une approche essentiellement conservatrice à une véritable gouvernance intégrée de la biodiversité, capable de concilier la protection de l’environnement, la recherche scientifique, création d’emplois verts et amélioration des conditions de vie des communautés locales.

« J’invite les pouvoirs publics à renforcer les moyens de gestion des réserves de biosphère et à faire participer davantage les populations riveraines à leur protection et aux bénéfices économiques qui en découlent. Protéger nos réserves de biosphère, ce n’est pas renoncer au développement ; c’est garantir que notre développement ne détruise pas les fondements naturels de notre existence. La biodiversité congolaise doit devenir un véritable levier de croissance économique durable, de résilience climatique et de prospérité pour les générations présentes et futures », a- t-il dit. ACP/ Ky/ Die/Kap

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