Kinshasa, 20 novembre 2025(ACP).- La prévention a été présentée comme le meilleur traitement du cancer du col de l’utérus par un gynécologue-obstétricien, lors d’une conférence consacrée à la sensibilisation et au dépistage de cette maladie, jeudi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« La prévention est le meilleur traitement du cancer du col de l’utérus et n’exige pas de moyens. Elle passe par le dépistage ou la détection précoce des lésions précancéreuses. Elle est mieux parce que le traitement coûte très cher, et est même agressif ou insupportable chez d’autres malades », a déclaré le gynécologue-obstétricien Joseph Bangambe, médecin directeur de l’hôpital « HJ ».
Au cours de son intervention articulée autour du sous-thème : « Défis organisationnels et impact sur la santé en RDC », ce spécialiste a fait savoir que le cancer du col de l’utérus est parmi les cancers les plus meurtriers au pays. Cependant, il est évitable à plus de 90%, grâce au dépistage et la vaccination contre le papillomavirus humain (PHV), d’où l’importance d’instaurer un système de prévention structurée.
« Le dépistage précoce sauve, la plupart des malades décèdent parce qu’elles se font consultées au stade avancé de la maladie. Parmi les défis organisationnels, il y a l’absence de programme national structuré, l’accès limité au dépistage, la faible vaccination HPV, le manque de services intégrés et de personnels », a-t-il dit.
Le Dr Bangambe a indiqué que cette maladie impacte la santé publique par la mortalité évitable élevée, le coût économique important et la pression sur les hôpitaux.
Il a, à cette occasion, recommandé aux autorités sectorielles d’organiser un programme national de dépistage dans les services courants, de subventionner l’accès aux HPV et de renforcer la sensibilisation communautaire.
« Le cancer du col est évitable, mais nos limites organisationnels entretiennent la mortalité. En renforçant la prévention, le dépistage et la vaccination, la RDC peut réduire drastiquement l’impact sur les femmes », a-t-il fait savoir.
Ce gynécologue a invité les professionnels de santé et les institutions à s’engager dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus en RDC. ACP/JF

