RDC:  » La réforme de la faune sauvage, une urgence nationale »( Secrétaire générale à l’ Environnement)

Kinshasa , 15 août 2026(ACP)- La réforme de la faune sauvage devient une urgence nationale face aux défis auxquels ce secteur fait face, a indiqué la secrétaire générale à l’ Environnement, lors de la 4ème réunion du Comité de pilotage ( Copil), tenue  vendredi, à Kinshasa, capitale de la  République démocratique du Congo.

 » Le secteur de la faune sauvage est constamment soumis à d’immenses pressions, entre autres, le braconnage transfrontalier, la destruction accélérée des habitants, le trafic illicite et la hausse des conflits homme-faune. Face à ces défis, la réforme de la faune sauvage devient une urgence nationale », a déclaré Mme Pascaline Mbangu, secrétaire générale au ministère de l’ Environnement,  Développement durable et Nouvelle économie du climat ( MEDD-NEC), lors de cette réunion consacrée à l’examen du document consolidé  de la politique nationale de la faune sauvage( DPNFS),

Elle a indiqué que cette réforme menée ensemble vise à moderniser le cadre légal, à renforcer la gouvernance des aires protégées et à intégrer la faune dans la chaîne de valeur du marché carbone et de la finance verte.

Mme Mbangu a fait savoir que plusieurs étapes majeures ont été franchies depuis le lancement de ce processus en 2023, notamment la réalisation du diagnostic sectoriel, l’organisation des foras thématiques, les consultations provinciales,

la consolidation des recommandations requises et l’élaboration progressive du document de politique nationale.

Ce processus participatif, a-t-il poursuivi, a permis d’intégrer les préoccupations des administrations publiques, des communautés locales, des peuples autochtones et pygmées, des organisations de la société civile, du secteur privé et des partenaires au développement.

La  secrétaire générale à l’ Environnement a précisé que cette réunion avait pour objectif de statuer sur l’opportunité d’autoriser la soumission de la politique nationale de la faune sauvage à l’atelier national de validation. 

 » Cette autorisation constituera un signal fort de

confiance dans le travail accompli et permettra d’engager la dernière phase avant l’adoption officielle de cet important instrument de politique publique », a martelé Mme Mbangu, avant de lancer un appel aux participants d’examiner le draft du document  consolidé de politique nationale afin que ces travaux contribuent à consolider davantage la vision commune d’une faune sauvage protégée, valorisée et gérée durablement au bénéfice des générations présentes et futures.

 » L’adoption future de cette politique nationale marquera une étape historique pour notre pays. Pour la première fois, la RDC disposera d’un cadre stratégique unifié permettant de renforcer la gouvernance du secteur, de promouvoir la participation des communautés locales et des peuples autochtones, de développer des

opportunités économiques liées à la faune sauvage, de lutter efficacement contre la criminalité phonique et de mieux répondre aux défis sanitaires et climatiques », a conclu Mme Mbangu.

En outre , M. Gilbert Ndjadi, chef de division à la Direction de la Conservation de la nature ( DCN), a fait la présentation synthétique du draft consolidé du DPNFS en ce qui concerne le processus d’élaboration, les principales évolutions issues des consultations provinciales ainsi que l’architecture finale.

Prise en compte effective des recommandations du Comité de pilotage 

Pour M. Dominique Endamana, qui est intervenu au nom du Représentant adjoint ad intérim de la FAO en RDC, cette réunion  offre l’occasion de présenter les améliorations apportées au document, de vérifier la prise en compte effective des recommandations du Comité de pilotage et, le cas échéant, de parvenir à une décision finale autorisant sa soumission à l’atelier national de validation.

Pour lui, le document de politique nationale de la faune sauvage constitue un instrument stratégique attendu depuis de nombreuses années.

Son adoption permettra à la République démocratique du Congo de disposer d’un cadre d’orientation cohérent pour la conservation, la valorisation et la gestion durable de ses ressources fauniques, conformément aux ambitions nationales de développement durable et aux engagements internationaux du pays.

 » La FAO demeure convaincue que cette étape permettra de consolider le consensus déjà construit tout au long du processus et de préparer avec succès l’atelier national de validation, ultime étape avant l’adoption et l’endossement du document par les instances compétentes », a-t-il dit.

Par ailleurs, M.  Endamana a, au nom de la FAO,  réaffirmé l’ engagement  de cette agence onusienne à accompagner le gouvernement de la RDC jusqu’à l’aboutissement de cette réforme et dans les prochaines étapes de mise en œuvre de la Politique nationale de la faune sauvage.

Plusieurs acteurs ont contribué à cette importante réforme. Il s’agit, entre autres, des membres du Comité de pilotage, des experts de la Task Force, de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), des organisations de la société civile, des partenaires techniques ainsi que de toutes les parties prenantes ayant participé aux consultations et enrichi le document à chaque étape. ACP/ E/M

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