Kinshasa, 9 octobre 2026 (ACP).-La santé mentale au travail a été présentée comme un levier de performance tant pour les employés que pour l’employeur par des cadres d’une banque, lors d’un webinaire organisée vendredi, à Kinshasa, capitale de la République démocratique Congo(RDC), a appris l’ACP des organisateurs.
« Ce webinaire doit être une occasion de questionner nos pratiques, de participer, de partager nos expériences et d’identifier des actions concrètes que les organisations, ou notre organisation, peut mettre en œuvre en vue de préserver la santé mentale de nos employés », a déclaré Mme. Jessica Webe, directrice exécutive de « UN Global Compact » représentant le directeur général adjoint de la Rawbank.
Dans son allocution d’ouverture, elle a encouragé les employeurs à faire de la santé mentale une véritable priorité de leadership, à former les managers, à ouvrir des espaces de dialogue et bien sûr à associer leurs collaborateurs à la conception des solutions qui les concernent, avant d’inviter chacun à dépasser les préjugés, car les difficultés psychologiques ne doivent jamais être une source de honte, d’exclusion ou de discrimination.
« Reconnaître une difficulté et demander du soutien sont des démarches qui doivent être accueillies avec respect et avec humanité. Et je voudrais terminer en rappelant une condition simple, la santé mentale doit être considérée comme un enjeu de santé publique mais aussi comme celui des droits humains, des droits du travail et des responsabilités des entreprises car dans cette perspective, le bien-être psychologique des travailleurs ne peut être relégué au rang des simples questions individuelles ; il interpelle aussi les organisations sur leurs pratiques managériales », a dit Mme. Webe.
« Ecouter c’est reconnaitre que derrière chaque fonction, chaque responsabilité et chaque objectif de performance, il y a une personne avec ses difficultés, ses réalités, ses aspirations et ses limites. Il est essentiel que nos entreprises intègrent davantage la santé mentale dans leurs politiques de santé et de sécurité au travail, leurs stratégies, leurs démarches de développement durable », a-t-elle conclu.
Pour sa part, le Dr. Gédéon Samba de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a fait savoir que son organisme ainsi que l’Organisation internationale du travail (OIT) ont stipulé que « dans le monde d’aujourd’hui, il n’y a que 35% de pays qui ont implémenté la santé mentale dans le milieu de travail. Au niveau de leur politique, pour préciser que la RDC figure parmi les 65 qui ne l’ont pas encore intégré ».
« La santé mentale au travail est l’ensemble des conditions et des compétences que les travailleurs, les cadres d’entreprises ou d’institutions peuvent mobiliser en faveur du travail, mais sans endommager ou pénaliser leur état de bien-être psychosocial parce qu’il y a une flèche à l’air entre le travail et la santé mentale, à l’air de tout », a-t-il affirmé.
Plusieurs thématiques cadrant avec la santé mentale ont été décortiquées au cours de ces assises par des experts du gouvernement, des organismes internationaux et des professionnels de la santé qui ont relevé plusieurs recommandations afin de permettre aux participants d’avoir une bonne santé mentale en milieu professionnel ainsi que dans leurs domiciles.
ACP/MUP

