RDC : l’autonomisation des organisations féminines pour lutter contre le paludisme, objet d’un atelier

‎Kinshasa, 13 octobre  2025 (ACP). – L’autonomisation des organisations des femmes en vue de contribuer à l’éradication du paludisme en République démocratique du Congo a fait lundi l’objet d’un atelier organisé à Kinshasa par une ONG basée au Sénégal avec la participation, notamment du secrétariat général du ministère de la Santé.

‎« Le projet Women Accelerating Victory towards Malaria Elimination, WAVE (les Femmes Accélèrent la Victoire vers l’Élimination du Paludisme, en français), vise à autonomiser les organisations féminines en leur fournissant les ressources pour qu’elles s’insèrent dans les instances de décision du secteur de la santé », a déclaré le Dr Benjamin Sabwe, coordinateur du projet Wave en RDC.

‎« Le projet Wave vise à mettre les femmes en avant plan de la lutte contre le paludisme en RDC en leur apportant une subvention financière et un renforcement des capacités, de développement de leadership pour qu’elles puissent intégrer les instances de prises de décisions afin qu’elles influencent l’élaboration de la mise en œuvre des politiques de lutte contre le paludisme au bénéfice de la femme qui aujourd’hui constitue la première vulnérable », a-t-il ajouté. 

‎‎Pour Mme Astou Fall, directrice de programmes Speak up Africa basé au Sénégal, ce projet va mettre l’accent sur le leadership féminin et sur la problématique du paludisme. 

‎« Le paludisme est un enjeu de taille en Afrique du fait qu’il affecte énormément la santé maternelle et la santé des plus petits, notamment de 0 à 5 ans. Donc il était important pour nous Speak up Africa, en tant qu’ONG travaillant sur des questions de développement durable de voir comment apporter notre contribution à l’élimination de cette pandémie. A travers ce projet au niveau de la RDC, il s’agit de positionner le leadership féminin à la lutte contre le paludisme », a-t-elle dit.

Las femmes enceintes très affectées et impactées par le paludisme

‎‎Dans cette optique, Mme Astou Fall a également indiqué que la femme est très affectée et impactée par le paludisme, notamment les femmes enceintes, alors qu’elles sont elles-mêmes, celles qui s’occupent des enfants de 0 à 5 ans touchées. 

‎« Les politiques de prise en charge et de prévention du paludisme concernent majoritairement les femmes enceintes, notamment le traitement préventif intermittent, qui est un traitement préventif pris par la femme enceinte dont souvent les taux de couverture ne sont pas ce qui sont indiqués (…) Pour ces raisons-là, on s’est dit que c’est important de mettre la principale concernée de cette maladie dans la lutte et le leadership féminin a fait ses preuves. Ça permet aux femmes de porter le plaidoyer et de pouvoir revenir sur les questions qui leur tiennent vraiment à cœur », a expliqué le Dr Astou Fall.

Ce médecin a souligné que la spécificité de ce projet des autres existant déjà dans la lutte contre le paludisme est au niveau du renforcement des capacités de ces femmes, du développement de leur leadership et de leur intégration dans les espaces de décisions.

‎Elle a aussi rassuré que Speak up Africa a pris soin de mettre toutes les parties prenantes au tour d’une table, notamment les décideurs, les communautés, les médias, la société civile et les bénéficiaires pour discuter de cette question et apporter les solutions ensemble. 

‎‎D’après les organisateurs, près d’une quarantaine de structure participant à cet atelier vont bénéficier d’une enveloppe d’environ 18 000 USD pour la mise en place de ce projet. 

‎Cet atelier de six jours, soit du 13 au 18 octobre 2025, a été organisé en partenariat, entre autres avec Sanru Asbl et le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP).  

Ce projet est mis en œuvre par dix organisations dirigées par les femmes dont Action pour la santé reproductive des jeunes (ASRJ), Mouvement d’action des jeunes (Youthfim) et Association des enfants des militaires (AEMIL).ACP/

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