Kinshasa, 3 novembre 2026(ACP).- Le conseil urbain de l’ordre des médecins (CUOM) a contesté lundi, dans une déclaration à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), la décision du conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) dessaisissant ses membres de leurs fonctions. « La décision (…) par laquelle le CNOM prétend dessaisir les membres du CUOM, prendre en charge la continuité de ses services et désigner une commission électorale pour organiser les élections dans notre juridiction, constitue une décision que nous contestons avec la plus grande fermeté », a déclaré Dr Patrick Mayi, vice-président du CUOM.
Cette déclaration, a-t-il dit, rétablit la vérité, dénonce les irrégularités institutionnelles et met en garde le conseil national de l’Ordre des médecins. Le conseil urbain de l’Ordre des médecins (CUOM) a, dans une déclaration faite lundi à Kinshasa, en République démocratique du Congo, contesté la décision n° 004/CNOM/ADM/PS/2026 du 28 octobre 2026, par laquelle le conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) prétend dessaisir ses membres. « Je prends aujourd’hui la parole avec gravité, au nom du CUOM, mais aussi avec une détermination sans équivoque, face à une situation qui menace les fondements juridiques, institutionnels et démocratiques de notre Ordre.
Ce qui se passe actuellement au sein de CNOM dépasse largement un simple différend entre le conseil national et le conseil urbain ville de Kinshasa », a-t-il ajouté, avant de poursuivre avec une question fondamentale « l’Ordre des médecins est-il régi par la loi ou par la volonté du président du conseil national ? « . Il a ,par ailleurs, répondu que l’Ordre est régi par la loi, donc aucun responsable, aussi élevé soit son rang, ne peut s’affranchir de cette exigence.
Le Dr Mayi, a ainsi rétabli les faits, rappelant les règles qui les régissent ce conseil, tout en mettant chacun devant ses responsabilités. Selon lui, le président du CNOM n’a pas tous les pouvoirs de l’Ordre des médecins. Il a dénoncé le fait qu’un règlement intérieur ne peut pas devenir une loi, le dépassement des mandats ne peut servir de prétexte à une sanction sélective, le CUOM ne peut être dessaisi par une simple note administrative, une concentration de pouvoir qui menace l’équilibre institutionnel, met en garde le président du CNOM, et insiste que le combat n’est pas celui des personnes mais plutôt des principes. « Le CUOM ne reconnaît à personne le droit de s’affranchir de l’ordonnance-loi.
Nous défendons nos compétences, notre dignité institutionnelle, et les droits de nos membres par toutes les voies légales appropriées », a-t-il conclu. ACP/Mam/Mub

