Kinshasa, 29 mai 2026(ACP).- Le gouvernement de la République Démocratique du Congo,a été appelé jeudi à Kinshasa,à intégrer la santé menstruelle dans le paquet de soins
de santé primaires,à l’occasion de la journée mondiale de l’hygiène menstruelle célébrée le 28 mai.
《Nous appelons au gouvernement de la RDC,à intégrer la santé menstruelle dans le paquet de soins
de santé primaires c’est-à-dire,que chaque centre de santé puisse informer, traiter les infections et soulager les douleurs liées aux règles》a déclaré Dr Baudouin-Emmanuel kapulay,Médecin à la maternité de Kintambo.
Selon lui,cette journée rappelle que les menstruations ne sont ni une maladie ni une impureté, mais un processus biologique normal qui mérite l’information,le respect et les moyens adaptés. Elle exige à la société congolaise, que la dignité menstruelle devienne un droit effectif, et non un privilège réservé à celles qui en ont les moyens.
Le Dr kapulay a fait savoir que l’hygiène menstruelle, c’est l’ensemble des pratiques qui permettent à une femme ou à une jeune fille de vivre ses règles proprement, en bonne santé et dans la dignité. Elle comprend notamment :l’utilisation d’un produit propre pour absorber ou recueillir le sang (serviette, tissu lavable, coupe menstruelle…), le changement regulier de ces produits, se laver les parties intimes avec de l’eau propre et si possible par un savon doux,l’accès à des toilettes propres, à de l’eau et à un endroit discret pour se changer et se laver etc.
À l’en croire,la santé menstruelle signifie qu’une femme ou une fille a des cycles réguliers, ne souffre pas de douleurs anormales ou d’infections,peut gérer ses règles sans honte, sans peur, sans être exclue de l’école, du travail, des activités religieuses ou familiales etc.
Pour lui, la mauvaise hygiène menstruelle comporte plusieurs risques tels que: les infections, l’inconfort et les irritations, l’absentéisme et l’abandon scolaire…
《 la population doit retenir que les règles sont normales et ne sont pas une maladie ni une malédiction; l’hygiène menstruelle n’est pas un luxe de femme riche, c’est un droit humain; l’éducation ou l’information en est la clé; l’’accès à l’eau, à l’assainissement et aux produits d’hygiène doit être une priorité pour les écoles, les centres de santé et les lieux publics…》a-t-il soutenu,avant d’encourager l’utilisation des serviettes lavables pour des raisons économiques et écologiques.
À cette occasion,le Dr Kapulay a recommandé à l’État congolais de: soutenir les ateliers de couture locaux qui fabriquent des serviettes lavables à partir de tissus locaux;distribuer gratuitement des kits de dignité comme les serviettes lavables, savon, sous-vêtements aux filles en milieu scolaire et aux femmes vulnérables; Instaurer un programme national d’éducation à la santé menstruelle dans le cursus scolaire, dès la 5e primaire, pour les filles et les garçons; mener des campagnes nationales de sensibilisation en français, lingala, swahili, tshiluba et kikongo, avec des spots radio, des affiches, des théâtres-forums pour normaliser la parole sur les règles et lutter contre les mythes etc. ACP/

